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qu’il s’étoit prupofé d’écrire là-dclfiis. 11 vint auffi à Francfort fur l’Üdcr pour y foire imprimercet ouvrage. L’Eieéleur s’y étanttrouvé avec l’Elechrice Ion Kpuufe,Thurneilèr fut cimfulté fur un maldont cette Princefio étoit attaquée.Il eut le bonheur de la guérir, cequi lui valut non - lentement lacharge de Médecin de l'Electeur,mais auffi la perniilüon d’établirfes laboratoires dans un Couventà Berlin , qu’on lui abandonna en-tièrement, ce qui arriva en 1571.Il vendit fort cher les remedes chy-miques, & fit grande figure danscette Capitale. Mais ion créditayant peu à peu diminué , il s’éva-da en 1584-, fie retira en Italie &fit auprès du Grand-Duc de Flo-rence Ferdinand i le prétendu fa-meux chef-d’œuvre de l’Alcbymieen convertiflant la moitié d’un clouçn Or. Il mourut en 1596. Ils’étoit marié trois fais, mais tou-jours fort mailieiirenfement. Samémoire tenoit du prodige. Ilavoit auifi fait métier de l’Aftrolo-gie , & avoit prédit tant le jourde la mort que de celle de Sigis-mond I. infatigable pour le tra-vail , il entenduit la Botanique àfond , auffi - bien que la Chymic ,mais il elt difficile de décider s’ila poifédé le fecret de faire de l’Or.Pendant fon féjour à Berlin il avoitauffi établi une Imprimerie à luipour l’inipreffion de fes ouvrages ,qu’il exécuta avec la derniere pro-preté. Phifieurs de fes livres fontécrits en allemand , comme le l J i-fon ou le Traité de toutes les eauxminérales; Ceux qui font en latinportent les titres fuivans : De Co-rnetu ; Alagnu Alchymia f. de na-turel 'vegetubilium , metuUormn , fa-lium, ajlromm eor unique influentiis ;Onomajlicum j De quinta efentiu ,jtfedicina cy’ Atchynùa. O11 affurequ’on trouve encore de fes Manuf-crits dans la Bibliothèque Royaleà Berlin .
CO THURNEISER , ( Jcan-
T ii T I <587Jacques ) très-ce'lébre Graveur entaille douce, naq. à Bâle le ij Juinidjd. Après que , fuivant foupenchant naturel, il fe fut exercédans le Defièin , il fe rendit àStrasbourg auprès de Pierre Aubry,pour apprendre la Gravure. Troisannées d’apprentifiage s’étant écou-lées, il fe vit en état de fe pro-duire avec dfitinéliou. Il alla s’é-tablir à Lyon d’où il fut appelle àla Cour de Turin , pour laquellei! fit plniieurs exceliens ouvrages.En 1662 il retourna à Lyon & yfit un féjour de .'9 ans. Les trou-bles de la Religion le firent re-tourner à Bâle en ifigi. Il y de-meura jufques en 1695, qu’il futappelle à Vienne, où il exécutapudieurs pièces qui lui firent hon-neur. Il repartit de Vienne en1697 & fe rendit à Augsbourg,où il demeura pendant 2 ans. En1699 il retourna à Bâle & y mou-rut le 17 Févr. 1718, âgé de 81ans & 8 mois , n’ayant, pour ainfidire, quitté le burin, qu’avec la vie.Il a fait un nombre prodigieuxd’ouvrages, qui font très-eftimés& recherchés par les Connoiffeurs.Sa maniéré de graver a quelqueehofe qui fe diftingue de tant d’au-tres & l’on n’a qu’à confidérer fonLaocoon, fon Antinoüs & fa Ve-nus pour fe fentir rempli de vé-nération pour un maître dont lamain a lu produire de pareils chefs-d’œuvre de l’art.
TH VESTE, fils de Pélops &d’Hippodamie, pere d’Egifthc, &frere d’Atrée , ayant commis un in-cefte avec Erope, femme d’Atrée ,celui-ci, pour s’en venger, mit enpièces l’enfant qui en étoit né, &îe fit fervir fur la table de Tiiyelie.Les Poètes difent que le Soleil re-tourna en arriéré , & fe couvrit ,pour 11e point voir une attion fihorrible.
TIBALDEI, (Antoine) PoèteLatin & Italien, natif deFcrrare,fe montra fouvent le digne Rivalde Bembe & de Saunazar. Il m.
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