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la place de Wallenftein. U pritdepuis Brandebourg , Magde-bourg & Leiplic. Mais trois joursaprès la pril'e de cette dernicre ,ville en 1631 , il fut défait parleRoi de Suède . Enfin il fut b le (lemortellement en défendant le paf-fage du Lech & m. à Ingolftadtle 30 Avril 1632. On affure quece grand homme ne connut jamaisde femme & ne fut jamais pris devin.
.TIMANTHE,cél. Peintre Grec,natifdeSicyone, ou félon d’autres,de Cythne , l’une des Cyclades ,fioriffoit fur la fin du règne d’Ale-xandre le Grand . Il avoit le ta-lent de l’Invention , & l’art Je fai-re toujours penfer aux Speétateursde fes Tableaux, plus de chofesqu’il 11’en exprimoit. Tous lesAnciens ont fait les plus magnifi-ques éloges de fon Tableau d’Iphi-genie, prête à être immolée. O11y voyoit cette Princefle avec tou-tes les grâces attachées à fon fexe,à fon âge & à fon rang , avec lecaraétére d’une gr. ame qui fe dé-voue pour fa Patrie, & avec l’in-quiétude que l’approche du facri-fice devoit naturellement lui cau-fer. Elle étoit debout devantl’Autel ; le gr. Prêtre Chalcas yparoilfoit avec cette douleur majel-tueufe qui convenoit à fon minif-tere. Menelas , oncle de la Prin-celîe, Ulyffe, Ajax & les autresPrinces de la Grèce étoient pré-fens à ce trifte fpeclacle , & lePeintre fembloit avoir tellementépuifé tous les différens caraétéresde la douleur, qu’il ne lui reftoitplus rien pour exprimer celle d’A-gamemnon, pere d’Iphigénie ; maispareil trait également ingénieux &frappant, il fe contenta d’envelop-per d’un Voile le vifage de ce Prin-ce , laiffant ainfi à l’imagination duSpectateur ému, le loin de fe re-préfenter quelle étoit la trifte fitua-tion de ce malheureux pere. Cetteidée a été heureufement employéeplufieurs fois, depuis, & fur-tout
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dans le Germmiïcm du Poulïin.
TIME' E, fameux PhilolophePythagoricien, natif de Locres enItalie , vivoit avant Platon . IInous refte de lui un petit Traité dela Nature & de l’Ame du Monde,écrit en dialeéte dorique. Ce petitTraité, qui fe trouve dans les Oeu-vres de Platon , a fourni à ce gr.Philofophe le fujet de fon Traité-intitulé Tintée.
TIMOEEON,très-cél. CapitaineCorinthien , voyant que fon frereTimophane vouloitnfurperle pou-voir fouverain, lui fit perdre la vie,affifté de fon autre frere Satyrus. IIfut enfuite envoyé en Sicile , l’an343 av. J. C., avec une puiflânteArmée . Il délivra la' ville de Sy-raeufe de l’opprefiion du jeune De.nys le Tyran , qu’il envoya en exilà Corinthe , & vainquit Icetas,Général des Léontins, & Magon,Général des Carthaginois. Quelquetems après, ayant fait mourir cesdeux Généraux , il défit Marner-ais , Tyran de Catane , & Hippon,Tyran de Meffine, & délivra tou-te la Sicile de l’oppreftion fous la-quelle elle gémilfoit. Timoléonpafl’a le refte de fa vie à Syracufeavec fa femme & fes enfans , qu’ily fit venir ; il y vécut en hommeprivé , fans aucune envie de do-miner, & y jouit tranquillementde la gloire qu’il s’étoit acquife par-fes belles actions. Après la mort,on lui éleva un fuperbe Monumentdans la Place de Syracufe, qui, defon nom, fut appellée la Place Ti-moléonte.
TIMON, le Mifuntbrope , c. à iLqui hait les hommes , fameux Athé-nien , qui vivoit vers l’an 420 av.J. C. , étoit fauvage & ennemi dela Société. Comme on lui deman-doit un jour, pourquoi il aimoifele petit Alcibiade , tandis qu’ilde-teftoit tout le refte du genre hu-main : C'eft , répondit-il, parce queje prévois qu'il fera la caufi de laruine des Athéniens. Il évitait avecfoin toute forte de compagnie. Il