Vniuerfelle, livré III, 829
4A Ledi& ewefque en dura tout patiemmét, plus toft q de Ouffrir que fon eglife fuft attenuee.LR le roy differa vn peu pour l'amatter auec le temps, mais pour cela il ne fut point change.LeLi“deudi devât Pafques l’euefque fe feit apporter en la prifon fes ornemens epifcopaux cômete pour côfacrerle chrefme,Apres qu'il en fut reueftu,il commanda qu'onappellaftle roy, leke quel vint,penfant que l’euefque fuftamolly& domte. Quandilfut là venu l’euefquel'anate thematiza. Leroy fe commencea rire,& s'en va, mais feaduifanten foy mefmes, il com-th manda que l’euefquefuft relafché,apres auoir obtenu de luy pardon.Quand l'euefque fucve deliure, il feitfelon le vouloir du roy. L'an defaluct 1 2 7 0. l'euefque de Magdebourg Con-Th rad comte de Sternenberg, homme feruent en la religion, feit la guerre aux luifz.ll aduintqu'vnluifau four du fabbat tumba dedans les retraitz, dontil nefe pouvoit retirer. Hap-$- pelloitfescompaignôs pour luy ayder. Ilz vieñnêt,& difent auec coplainctes que c'eftoit
ciour dufabbat,& qu’il n’eftoit pas licite d’ouuter de leurs mains, qu’iteuft pacience tuf-; ques autour füyuant, auquel y feroit licite d'ouvrer,& qu’alors on le tireroir de la.La chofevint a la cognoiffance de l’euefque,afçauoir quelles opiniaftres luifz ne vouloientpointretirer leur frere des latrines pour obferuer le fabbat.ll commanda fur peine de la tefte q ceux
À qui eftoiêt tant opiniaftres a obferuer leur fabbat, celebraflent pareillemétle dimencheenin fuyuant commeles Chreftiens. Que deuoient ilz fairesLa tefte s'y enalloit.l{fallut obeyr.us ce pendantle luif eftoit en celte puanteur en grâd dangier tour&nuict.Enuiron l'an 1380,ns“ Loys marquis de Mifne fut fait archeucfque de Magdebourg hôme peu religieux,com-rt me fon yflue malheureufe le monftra bien.ll alembla grand nombre de gês pour quelqueas folénité en la ville de Salu@.Ceux qui eftoiétappellez,eftoiétlà prefens auec LEte& enfans pour celebrer ce iour detelte auec leur euefque.llz choifirét le pretoire qui eltoitnes fpacieux en ladicteville pour leurs dâfes& vanitez,come cefte maniere de gës là eftlegie-Vi te& s’efmeutaifeemêt, diffolue en chantz,& addonnee a tous excez.llz menoient vne dàtp fe fotte& ridicule en tournoyât&faultoyËt alegrement aux mains des dames,de forte@ lalg° maifoneftätpartrop chargee menafloitfort de tomber,& coméga a cracquer.L'archeuef-; ë que prenät la dame qui eftoit prez de luy par la main s’en voulut aller des premiers. CômeLe il futfurles degrez pour defcêdre,voila le degre de pers q va tomber,& tua l'archeuefgvu auec{a compaigne& quelques autres qui furet mil erablemêt enueloppez en cefte ruyne.à Cefteville Magdebourg,parle cômandementde FempereurCharles ctnquiefme,fut afsie, pee quinze moys durât, de l'electeur Maurice duc de Saxe,& d'Albert marquis de BrandeE ourg,mais en fin elle obtint paix foubs iuftes conditions l'an de falut 1550;
* Burggrauiat de Magdebourg .210 a Caufe du bourgou chafteaudetrefancienne memoire,lue nommé Parthenopolis, qui fut long temps parauantladrle;\ ville, comme nous auons dict, les empereurs quivindrétjonma& apres le grâdOrton,erigerentla yn Burggrauiat, qui fut
: nombre entreles quattre Burgrauiatz de l'empire,auquel certai-
) nefamillede gentilz hôimes fut conftituee.mais ie nay point trouue quand elle a defailly: L'an n98.ily eut en Magdebourg vn Bur
graue nomme Gebhard:
T Enry premier pere du gräd Orton, amateur des villes;Ÿ crigea Goslar ville de Saxe, en forme de cite. L'anÀ 1041, L'empereur Henry; floriflantes grandes richef-À À fes duroyaume, embellit grâdemet celte ville, Ce n'e-
à ftoit a. petit moulin& vne cabane de chaffé.Les deux pre-
Fa, miers
enrys en feitécvneville,& ce troifiefme en à faick vne“4 bien grande cité, telle qu'on la voitauiourdhuy, ÉtousTontui.;, LLI:— heureu-sdb; Ivoffont
l’enefque exscommunie leroy.