on sétte cenee pi cuites pese«À PE ui, 00805 CEE M
Be Dela Cofmographie|
limitée de bornes que Dieuy a miles fans mains d'hommes, lefquelles[a met ne peut outre|pafer. Or celte mer eft appelle Balehique,d’ autant que parforme d’ vn baudrier elle se,ftend en Grece d’vnlong craict par les regions des Scythes: comme Heimold hiftorien des|fait= V gandales recite. Mais cela ne peut eftre: veu que cefte mer ne s’ eftend pointiufques|en Grèce . Car on peut aller parterre à pied du pays de Ruffe, fufques en Prufie par long de.|tours,& de Livonie en Lithuanie ,& d'autre cof ten Poloigne,oùil n°y apoint de mer.Où àeft dôc cebaudtier tirät en Grece/Elle eft dôc nômte Balrhique, à caufe de Balthie quieftvn;pays prefque reduyt en isle lequel côtiät trois royauimes de ee Danemarch,Suelle,|& Norauegue Pline elt tefmoing de cecy, lequel aufsialieguefes autheurs. Quêt à la fertilitéde cefte regiô de Pomerä , Pierre Artopee natif de Pomerâ,hôme trefdocte,en efcricainfi:Pomeran eftfituée pres la mer Balthique: les premiers habitateurs l’appelloyent Pamorzifelonle langage dupays, afganoir Vuandalois. Elle a efte habit ee par les gens du pays,& gou-uernée par fes feigneurs propres:& nefuft iamais fubietteà eltrangiers. Elle elt fertile partout, arrousee de beaucoup d’ eauës, abundanté eneftangs, beaucoup de nauires y abor.dent, les champs y font fexriles, ily a de beaux& excellens paftutages, elle elt garnye defrait>, boys, ruifleaux& montalgnes, lavenaifony elt frequente, on y nourrit du beftialensrande quantite,elleeitabondante enbledz poiffons,beurre,miel,cire& autres chofes fem-biables. Ily aaufside belles excellentes cicez, villes, chafteaux, bourgades& uillages:-& n° yapoint enicelle delieu vuydé ny oyfif finon autant de place que tiennent les lacz&montaignes, Élle fourniftde uiures plufieurs pays quifontàl’entour. Auant quereceuoirla religion Chreftienneles habirans parloyent Vuandalois, leurs façons parciculieres de ui 5ure,tufques ace quele paysfuftannexcal empire Romain. Lors avec la religionilzapprin- de”reñc à parler Saxon fo ubzles empereurs qui eltoyent ducz de Saxe,€ retiennent ce langage
ter
iufques à prefent. Les habitans cueillent de l’ambreen la mer:mais non pas tant qu’en cueil denlentles Prureniens en leurs rivages.Et de cecy nous en parlerons encore cy apres en la defcri:priondePrufle.— led; j| SDes citez renommées de Pomeran. le
;, rat
Es plus belles& excellentes villes qui foyent en toute[a region de Pomeran, font ln
furle bord de la mer,excepr&bien peu qui font fituces au millieu du pays, comme Stetin, Neugarde, Statgarde& quelques autres. Sur le bord dela mer il y a Colberg, Ca.min, Coslin, Grifuuald, Sunde,& autres.
-Stecin.| N
Tetinanciennementa vne longue place de la poiffonnerie deçala riviere de Vuiadre,
maintenant appellée Odere. Apres quela religion Chreftienne y fuftintroduyte, S€
que la ville de Vuinettefuft deltruyte, les foires futent fà tranfportees,Ÿ on commen
ça à baftir& aggrandir celieu,en forreque c° effauiourdhuy la principale ville de Po-meran,&eftafsifeen vn lieu plaifant& gracieux. D” vncofte,courtfa riviere d’'Odere,&del’ aultreelle ef esleucefur lapented*vne montaigne:& eft bienfortifice de bonnes mu-tailles& defortz rampars.
, Ï eft
que| Gripfwald. gaje*; Ke, qu(A Ripfovald ef vne ville de la duche de Vuolgaft, queles autres ontappellée Barde, h;i Celtevillea efte long temps vexee deguerres domeftiques: 8 aefte aucunemétdé Abeh minuee, lors quel an de grace 1456. floriffoit en icelle vnperfonage, hôme de bien, Pop
fort fçauant, quieltoit lieutenant de la ville yflu demailon ancienne, docteur enloix.
___ Ceftuyapres avoir féict de grans profitz à cefte ville, procura auec cela gu’ilyeutvniverfite dreflee auec beaucoup deprivileges.
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