502 Dé la C ofmographiemens de l’eglife: quels confefsion auriculaire eft vnemenfonge& chofe fuperflue:& fuffitéqu’vn chafcun confeffe à Dieu fes pechez en fa chambre,ou en quelque lieu fecrer:quele ba.ptefme doit eftreadminiftre auec l’eaué f ans aucunement y adioufter de l'huyle ne crachat:que les cemitieres font inuriles:& ont efte controuuez feulement pour le gaitig: que c’efttout vi de quelleterre les corps humains foyent couvertz:que le temple de Dieu c'eft le môde, d'autant qu’iceluy ef efpandu partout: que ceux qui baftiffent des cemples,des monaîte.res& oratoires pour l’enclorre,enferrent fa maiefte:que les ornemens des preftres,les corpotaux,les chafübles,les calices,patines& autres vafes& paremens d'autelz ne feruent de rdenquele preftre peut confacrer le corps de Iefus Chrift en quelque lieu qu’il foir,& en quel.que temps que ce foit,& l’adminiftrer à ceux qui le demanderor:qu'il fouflit qu’il dife[esparolles facramentales:item que c'eft en vain qu’on implore P'ayde desfain&z qui regnentau ciel auec Iefus Chrift:que c’eft temps perdu de dire châter les heures canoniques, Itzpenfent qu’il eft licite de befongnèr tous lesiouts, exceptele iour qu'onappelle auiourdhuyla dimenche,llz reiettent les feftes des fain(tz.lIz difent qu’il n’y a point de merite auxieuf
ries qui font inftituez par l’eglife.Ily ena aucuns aufsi qui difent que les prefires des Bohe.
miës adminiftrét 1e corps de Iefüs Chriftfouzles deux efpeces tant aux enfans qu’à tous au
tres indifferemment. Depuis eft firuenuvn Françoys dupays de Picardie,lequet on dita-
uoir enforcele ce peuple d’vne autre refuerie:afcauoir qu’il amaffa vn nombre d’hômes&defemmes,& les faifoir aller toutnudz,les admoneftant de leur premiere innocence,& re.
+»,, QUerant eneuxvn efprit, autäritpui qu’Adam& Eue auoyent en paradiz, Il fe pouvoit faidant£e qu'il auoit quelque zele eri enfelgnant cela:mais fon impudence fuftcaufe de grandesA enormitez,d’autant qu’vn chafcun printlicence de ce desborder en ordures& paillardifesexecrables. Toutesfois celte fectefuft bië toft abolie.On eur impute aufsi qu'iz aucyent
des lieux fouzterre,où il faifoyentleurferuicediuin. En quoy faifanc apres queleprefire
auoit prononce ce qui eft dit en Genefe, Croiffez& multipliez,& remplillez la terre,toué
foudain on efteignoie tous les luminaires qui eftoyent là,& lors les hommes prenoyent les;. premieres femmes qu’ilz pouvoyent rencontrer à cafton,& en abufoyent fans auoir efgardW ny à la reuerence de confanguinite ny à l’aage:& ayans commis yn cel forfait, chafcun retournoît enfaplace,& puis apres de rechefonallumoit les luminaires, Ÿ paracheuoit on le ferui
ce diuin. Il y a toutesfois qui les excufent,affermans quéfamais(1= ne furent trouvez en vné
filourde impudence, pour le moins publique,en forte qu'’ilz ayentatrente vnechofe fi dete-E ftable en leurs affemblées. Siaucuns particaliers d'eux onrtafche de commettre vne relléË impiete, côme auiourdhuy de noftre tempsaucüs Anabapriftes fe font debourdez ivfquesà telles abominations,cela ne“peus eftreimpute à coute la communaute,‘
y E pendant quececyce faifoften Boheme, on affembla va‘concile general,enlaville dé
Conftance, auquel on traita|Un des affaires des Bohemiens:&/ les peres à la folicitation& fouzlefauf.}à conduyt de l’empereur Sigifmond fei-|Ærentappeller au concile Ichan& Hie|
fofme Hus,quipourlors eftoyentefti.
mezles plus fauans de cour leroyaume,|
a, À eftoyent conducteurs du peuple. Iz|
|[ a vinrent tous deux hardimens&(ans|(Emme tt in crainte, preftz de maintenir Teurs opé-
nions. Jehan eftoit Le plus vieil,& avoit plus d’authorice.Hierofime eftoicle plus Guant,mieux
Parlant,. Les Peresles interrogaerenttous deux,afçauoir s'ilz vouloyent eftre plus fages: que
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