V niuerfellé livre VI. 1397û, orierit, là oùtoutesfois entrele INile en la ville,a efte faict vn grâd rampartlequel repoulfe lébig INile au temps de fon inondation,afin qu’il n'entre enlacite. V is à vis dicelle oultre le Ne“_ efifitucela grande& puiffänte cite de Babylon laquellé de noftre tëps eft appellee Cayr&
-_ Alcair,& des T'urcz J
= Kairum,& aefte iuf.
ques à noftre temps- É
le fiege des Souldans Ë{ d'Egypte . Strabon ï| kæ efcrit en celle manie. utn re du commencemêt ÿii de cefte cice:Babylori, Eu eft vn chafteau mu- flEs y| ny par nature, qui à Babilone ë H
Ÿ elte bafty de quel- Egypte,\j ques Babyloniens ,4 qui(€ recirenc là,ayâtS:$) obtenu dù roy per-
ul mifsion d’y habiter0 Maintenant s'y tient;vne des trois legions 4qui gardent Egypte; 4De celieu ivfques au Nile defcend vn ioug déemoritaigne,&c. Telle a efte du temps de Strabo là face de Babylone. afçauoir vn chafteau,& mainténant c'eft vrie fort grande cite, qui avne placé forte entre les murailles, laquelle eft bien aufsi grande;comre difent aucuns, que 4la cite d’Vime.Or Strabo adioufte, Les pyramides qui font en Memphis plus oultre fe voyée.
rit de là manifeftement. Babylon donc eft oultre 1e Nile vers Arabie,& Memphis decale Ni- A…h fe vers occident,& font prinfes pour vne mefme cite, combien qu’il n'y ait nul pont quiles EMi conioigne enfemble. T'outesfois Babylon eftauiourdhuy bien plus excellente que Mem-;ak phis, quieft quafi reduite en bourgade, a de tout,comme efcrivent aucuns,12,0ù 14 lieués f4pn d’Allemaigne.Frcombien qu'il y ait vne multicude infinie de peuple,toutesfois elle eftabon ë| bi dañte entoutes chofes fors qu’en bois, qui y eft fi cher qu'on le vend au poidz On ma ap||tds porte la figure dela ville. laquelle d'ay retiree,& quelque jour tout celafera montre à l’œil. Ë|pe L’an de falut 1476.quand la pefte fut au Cayre l'efpace de trois mois durant. ilz s’y mouroient;5 bien quelquesfois pour vn iour bien vingt mille hommes,dont on peut eftimer qu’elle eftla.pl grandeur de la ville,& la multitude du peuple. H ya enuirô huict mille hommes enicelle qui f
ne font autre chofe que porter du Nîle en la ville,de l'eauëfur des chameauz,pour la vendre;tarir pour Pvfage des hommes que pour l'efpandre par les places, afin d’abbatre la pouldredupaue. Toutesfois Varomaneferie qu’il a erouve cefte cite beaucoup moindre que lebruit d’icelle,& qu'elle n’a pas plus grand circuit qué Rome, combien qu'elle foir beau-
-- coup plus peuplee, mais plufieurs ont elte deceuz des faulzbourgs, qui font à l’entout;;lefquelz{ont efpars en des rues prefque infinies.(AMemphis a euautresfois le temple d’Apis, qui et{toutvn auec Ofiris; Or c’eftoit vn beufnom.me Serapis , noir de corps,blancau front, marque{ fur le doz d’vne merque blanche, ayant doubles
PES CR LS EEE
to poilZ en la queue,merque d'vn neud enla langue;puig& ne falloir pas qu'il paaft cerrainaage. IiauoitLe S; acouftume de donner fes refponfes, non pas à làgra v façon des autres oracles, miais fi quelcun deman-ss= N| danc confeil luy prefentoit pafture,S qu’il la prineai ei defamiin,il fignifioit toute profperite. Maiss'ilpif; cire tefufoic la pafture, il deuinoir quelques grandzin>qitf* conuentens& malheurs.Et quand il ne voulut pas prendrela pafture de la main de Germa-bal nicus Cefar,il luy dorina vn mauvais prefage, luy denonçant indubitablement la mort, qui
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