Vniuerfelle,liure VI. 143mi,| rande foif qu’ilz nepeuventplus fouffeir. Etapres que ces beftes fe font femplies&'eaue:en& font bienfaoules, les Ethiopes defcendétde furles arbres eties viennêt affaillir auec picé
th res, fletches,& baftons brusiez par le bout. Quandilzles ont tuees:iizles departententre
st,| eux Ilz exercentles periz enfansa tirer contre vncertain bur,&c baillenca menger à ceux la;|
pl, feulement qu’ fzontatraint. Pour celte caufe ilz deuiennét bôns tereurs de dart quand= ÿ
M,| foncpreffez defaim. Ty ad’ autres Erhiopes qu’on appelle Achees, demourantz versie
ts foleit couchant, lef quelz ont guerre continueile auccles clephanez apres les auoir vains
my, TuZecabacuzlzlescuens, Sen couppêtles parties de derriere, lefquellesilzcuilenc&men|
nés; gent. Or ilz ont cefte induftrie pour lesfaire|
vx ex choir. Uz{e tiennent es lieux templiz de bois
n\& d° arbres obferuant deflus des haulz arbres|
di l'encre& l’yAue des clephantz.lIz neaffadient Î: point quâd ilz mangent entrouppe, pource qu’;+ t
de il n’y auroitaucun moyen deles vaincre. IZles i
ve prennent vna vn,les affaillät dè mérueilleufe au-|
BR dace. Cat quâd celtebelte approche d’ vnarbre; il
celuy qui eft cache fur iceluy pour l’efp‘erde-fcend, Xprend la queue de l’ elephanc auecles:mains mertanc les piedZ contre la cuiffe dextred'iceluy,&prenda lamain dextre vne coignte
: Aegiere,laquelleil porte(ur le doZ,ecluy couppéles nerfz dufarret dextre,& de la main feneftre coma lee|il rourne fon corps agile, pour fuyr de grand vi: Ethiopet|fteffe les effortz de cefte befte. L' elephant ayât prennent Les|
ee les nerfz couppez, tombe quelque fois furle co: cephanix.|pub ei fte quieft naure, pource qu’ il ne fe peut pas ai.|L'ope féement tourner,& tire” Ethiopien auecluy,& le tue: Aucunesfoisil froifTel homme con-eq tre vnarbre ou varocher,& l’opprime de fa pefanteur. Aucuns elephantz s’enfuyentdeTe grand douleur par les champs,ne pouât refifter au chafleur tant qu’ ilz tombent de force deii coupz que luy donne celuy qui eft afsis deffirs. Alors accourent grandes compagnies d°Lsta Echiopiens, qui couppent le derriere dela belte quielt encores vive, en mengent la chair,|ous-Aucuns de leur voifins furmontent les elephanz par art& fans aucune difficulce. Ceft ani.|sai mal a acouftume en retournant de paîturer, de s’en aller dormir,& eff de nature diverfe 4dis de toutes les beftes a quatre piedz. Car il ne flefchit point le genoil pour[e coucher a ter.;di re, mais s’ appuyeavnarbre pour dormir. Les habitane=du lieu appercenantle repaire dept ÿ’ elephant a l’ arbre qui elt ufe& plein de craffe, le fcient par le pied tour contre la terre; Îjen toutesfoit entelle forte quel’ arbre ne tombe point fans efttepoulse. Et puis ilz effacent lessai; traces de leurs pas, s’ en allant viftement, devant quela befte retourne por dormir. L’éles
at phant recournant au foit pleinde viande& faoul, pour fe recirera fon gifte atouftume,s’ ap-a>:‘ 3 PV. n A:puyant contre l’arbre quieft fcie, tombe incontinent aueciceluy a terre,& gift[A toute là
nuitfurle doz, caril nefepeucreleuer. Leiour venu, les Ethiopiens s’approchent dulieu
pl dans dangier& le tuent.Puis ilz dreflenclà leurs tabernacles pours” y tenir iufqués a ce que|a fa befte foit mengees;; jjai- geurs de faulterelles: Ho;y= à>; pe“ sou S>+ x 5.. …» a 3 ne es zajp«+ Es Acridophages font confins au delett. Ce(ont'gens vh peu plus bas que lesôt”“1 autres, maigres& fort noirs: Auprin tenmips les venez Zephyre& Libicque ap-ñ; maigres À tort p p yre: ieque ap»ps$, portent là une infinire de faulterelles, lefquelles font fort grandes, mais la couleurpal” deleurs ailleseft laide& Hideufe. Les Erhiopiens acouftumez a cela, amaffentquel graridé quantite de bois des lieuxprochainsen vne grande& large vallee& y met.
AT feu,le bruslät auec toute l'herbé quia efte au parayät couppee.Les faulterelles qui voi-si Yiys$ lentau