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AIGENLER , (Adam) Jéfuite originaire du Ty-rol. On le lit Profeffeur en Mathématique & enHébreu à Ingolftat , & ou l’envoïa enfiiite commeMillionnaire à la Chine . Il mourut le 26. août1673. On a de lui Fundamenta Lingus. Sanél &, & unlivre intitulé Tabula geographico - horologa univerfalis.* Alegambe, Bibl. Script. S. ff. Kœmg. Suppl. Al.de Bâle .
AIGI, célèbre auteur qui fe nommoit proprementAdbadeddin Ben-Ahmed , & qui mourut Pan de l’Hé-gire 7fd. c’eft-à-dire, Pan de Chrift Il a 1 ail-
lé différais ouvrages, entre lefquels on regarde com-me le meilleur celui qui porte le titre de Maovakef,ou les Articles , & dans lequel il traite de la Théolo-gie Scholaftique des Mufulmans en examinant tou-tes chofes félon les Doctrines fondamentales de PA 1 -coran. Alaeddin Thouri, mort Pan 887- de l’Hé-gire & la 1482. de J. C. a écrit un commentaire fut-ce livre & il fe trouve dans la bibliothèque du Roide France au N°. 701. Cet auteur a encore com-pofé deux livres fur la morale dont l’un eft inti-tulé Akjplac & l’autre Adab ; de même qu’un ouvra-ge hiftorique intitulé Efchrokal- Taovarikh & que Alial-Schaer a traduit en langue Turque. * D’Herbelot ,Bibl. Orient. Suppl. Al. de Baie.
AIGLE, ( P ) petite rivière de France . En LatinArula. Elle a fa fource près le Mée en Beauffe &fe va perdre dans le Loir près de Montigui le Ga-nelon. * Piganiol de la Force, Dcjcript. de la France .'
AIGLE , ( le Cap de P ) Cap de la côte de Pro-vence . Il eft au midi occidental de la ville de laCiotad. Il eft fort haut & efcarpé de toutes parts.Ce qui Je rend très-reconnoiilhble c’eft qu’il eft d’u-ne roche rougeâtre, dont l’extrémité de la pointe dePeft reffemble à la tète d’une Aigle, d’où lui vientle nom moderne. Sur le plus haut de la montagneeft une chapelle de Notre-Dame de la Garde. Bou-che , dans Ion Hiftoire de' Provence , citée par Mr.Baudrand veut que le Cap de l’Aigle foit le mêmeque le promontoire Cithariftes de Pline . Sur quoije remarque premièrement que Pline ne parle ni deCithariftes m d’aucun promontoire de ce nom ;mais bien du promontoire Zao, & d’un port demer nommé Citharifta, C’eft Ptolômée qui nom-me un Cap Citharijtos ; le R. P. Hardouin l’expliquepar le Cap Sifiat ou de Cerchiech & fon explicationeft très-jufte fi le part Citharifta eft aujourd’hui leport St. George , ou le port de Toulon comme ille prétend. En fécond lieu que Air .. Maty, fuivipar Mr. Corneille , altère ce nom en écrivant Catha-riftes au lieu de Cathariflos, s’il s’agit du promon-toire , ou Catharifta, s’il s’agit du port de mer. * LaMartinière, Di A. géogr.
AIGLE, bourg de Suiffe. (additionsy Ce fut en1726. que Farel s’y rendit par les confeils de Berch-told Haller, pour y prêcher la réformation, parceque le Gouvernement d’Aigle qui eft partagé en qua-tre mandemens , favoir, Aigle , Bex , OÏon , & lesOrmonds , étoit alors le feu 1 pais François dépendantentièrement de la Souveraineté des Bernois. F arel yalla aiant pris le nom de Guillaume Urfîn. Dabordmême il ne fe donna que pour maître d’Ecole , afinde pouvoir infinuer fes fentimens d’une manièremoins bruiante. Le 9me mars 1^27. les Seigneursde Berne envoièrent une patente à Farel par où ilsl’établiffoient Pafteur à Aigle. Le Gouverneur d’Ai-gle Jacob de Roverea, & le Syndic s’oppofèrent àFarel & lui défendirent de prêcher ; mais il lut main-tenu par un nouvel édit de Berne , & le Gouverneurcenfuré de fes violences. L’année fuivante trois desmandemens, favoir Aigle, Olon & Bex, embraflèrentla Réformation. L’an if??, le Seigneur de 7 orrens,le dernier de fa race, dont les ancêtres avoient étéSeigneurs de Jurisdidion du bourg d’Aigle & de fadépendance fut reçu bourgeois de Berne le 26me dé-cembre , & il renonça folemnellement à toutes lesprétentions qu’il pouvoit avoir fur Aigle. * Ruchat,Hifi. de la Réformation de Suiffe, tonî. I. p. 49J. &C.tom. II. p. 222. tom. IV. p. 348 -
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AIGLE NOIR , Ordre de Chevalerie de Pruffe.Il fut établi par Frédéric III. Eledeur de Brandebourgà Kônigsberg le 17. janvier 1701. veille de fon cou-ronnement , & cela dans la vue d’en relever la pom-pe. Les marques en font un cordon orangé, firnbo-le de la mailon d’Orange , dont le Roi defeendoitpar fa mère. Au bout de ce cordon pend une croixemaillée en forme de croix de Maltne. Ceux quifont honorés de cet Ordre , portent fur leur habitune étoile en broderie d’argent. Au milieu de cet-te étoile eft un Aigle noir, qui tient dans une de fesferres une couronne & dans l’autre un feeptre, avecune légende autour de l’écuffon, SUüM CllIQUE,à chacun le lien. Les principaux ftatuts de cet Or-dre font : 1 °. Que le nombre des Chevaliers n’excé-dera pas celui de trente, non compris les Princesde la Maifon Roïale & les Souverains. 2°. Que lesChevaliers feront preuve de feize quartiers. 3 °. Qu’ilspromettront d’être juftes, chuftes, de protéger lesveuves & les orphelins, fuivant leur devife cuiquefuum. Dabord les Chevaliers & les Officiers dunouvel Ordre n’eurent, pour marques de leur digni-té, que le cordon & l’étoile brodée fur leurs habits.Dans la fuite le nouveau Roi leur donna d’autresornemens pour les jours de cérémonie. Ces orne-mens confident en une velfe de drap d’or, fur la-quelle eft une autre vefte de velours bleu célefte, quileur defeend jufqu’à mi-jambe, elle eft doublée decouleur de feu, & fermée au-delfous de la cravate,avec des cordons couleur de feu & d’or, dont lesglands tombent jufqu’aux genoux. Le baudrier eftde couleur de feu brodé d’or ; leur manteau eft auiîid’un velours couleur de feu doublé d’une moire d’or,& par-deifious eft un collier d’or émaillé de bleu, for-mant ces deux lettres F. R. qui lignifient FridericusRex. Ce collier eft ce qu’on appelle le grand collierde l’Ordre. Tous les Chevaliers portent fur la tètedes torques de velours noir , avec des plumes blan-ches. L’habillement du Roi n’étoit point différent 5mais celui du Grand-Maître des cérémonies, du Sé-crétaire & du Tréforier l’étoit, en ce qu’ils portoientfeulement fur leurs habits ordinaires, de grandesrobes de velours couleur de feu doublées d’orange,& par delfus la croix de l’Ordre attachée feulementà un ruban orangé qui leur pend au cou. Le Roicréa trente Chevaliers félon les ftatuts. Le PrinceElectoral reçût le prémier le cordon, & les deuxMarkgraves Chriftian & Albert frères de l’Electeur.* Hiftoire de Frédéric Guillaume , tom. I. p. 28. &c.Cet article doit être mis à la place de celui qui eftdans le Di A. qui eft imparfait & fautif.
AIGRATUS , ou AIGRADUS, Moine Bénédic-tin de Normandie , qui vivoit environ l’an 700. &qui a écrit la vie de St. Ansbert Archevêque deRouen , mort en 69 f. que l’on trouve dans les adtesdes Saints. , On la peut voir encore dans Surius &Mabillon. Mais les Savans croient ou que l’on aajouté à cette vie, ou qu’elle a été écrite par un au-teur poftérieur, & cela parce qu’il y eft fait mentiond’une irruption que les Maures firent en Provence l’an 737. * Fabricii Bibl. tned. & inf. et. Suppl.
Al. de Baie.
AIGUES - CAUDES , fource d’eau vive dans leBéarn. C’eft une fontaine fort renommée qu’on trou-ve dans la montagne d’Olfau. Ses eaux font fortfalutaires pour la guérifon de diverfes maladies &ont de l’alun mêlé avec du fouffre 8c du nitre. El-les font bonnes principalement pour les maux detète & d’eftomac. * Davity, Béarn. Th. Corneille.
AIGUIE'RES. La famille d’Aiguières aiant an-ciennement poffédé la Terre & Seigneurie d’Aiguiè-res , en a retenu le nom & elle doit être mile aunombre des plus nobles & des plus anciennes deProvence . Guillaume d’Aiguières vivoit l’an 11 fo. Ileft nommé parmi les Gentilshommes qui fuivoientle parti de la Princeife Etiennette des Baux, & de fesenfans dans la guerre qu’ils eurent avec le Comtede Provence . Du depuis la paix aiant été faite en-tre ces Princes, le même Guillaume d’Aiguières l’an1178. fut l’un de ceux qui furent choifis pour déci-
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