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Religion Chrétienne en ce lieu-là, & Dieu a punifur eux, félon fa menace, les impiétés de Jéfabel.* Spon, Vaïage du Levant, tom. I. La Martinière,Dicl. géogr.
AKSIKAT , ville du Thibet . Les Aftronomcs del’orient s’accordent à mettre les villes d’Akfikat &d’Andugan, qui font les principales de Frêgane, en-tre 42. & 4}. degrés de latitude. On efl donc fur-pris de voir ces villes entre les degrés 39. & 40.dans certaines cartes. * Du Halde, Defiription de laChine &c. tom. IV. p. 468.
AKULI, c’eft le nom d’un des principaux bourgsque les Arméniens occupent dans la Perfe. * Hifi.de la dern. Révol. de Per fi , tom. I. p. 91.
AL AB A, petite ville d’Afrique , dans l’Abiffinie,au Roïaume de Bagemd, ou comme parle l’Au-teur de la defcription de l’Empire du Prefte-Tcan,dans le Roïaume de Bagamedri. Elle elt, dit-il,fituée proche dVu pont du Nil . * La Martinière ,Diét. géogr. T. Corneille.
ALABA , Roïaume d’Afrique dans l’Ethiopie auvoillnage des Galles, c’eft ainfi qu’en parle le P. Jé-rôme Lobo, Portugais , cité par Mr. Baudrand. * LaMartinière, Diél. géogr.
- ALABA 3 (François d’) Efpagnol, commandoiten la garnifon Efpagnole dans la ville de Siè-
ne. Les François & quelques Princes d’Italie réfolu-rent, dans l’ailemblée tenue à Chioggia , dans lesterres de Venife, de délivrer cette ville , à la Polli-citation de ceux qui en ayoient été bannis par lesElpagnols, qui s’en étoient emparés. Les Impériauxavant été avertis par Côme Duc de Florence, desdeflèins que les François avoient fur Siène , Mendozadonna un peu tard, ordreàAlaba d’aller à Floren-ce demander à Côme le fecours qu’il avoit promis.Mais en même tems Mendoza, qui fe déhoit duDuc , ordonna à Alaba de faire relier les troupes defecours à Staggia. Il fe tramoit alors une révoltedans Siène ; Enée Piccolomini, & quelques autresqui s’étoient déclarés pour la liberté de leur patrie,étoient convenus fecrettement avec les principauxde Siène , & avec le peuple, fatigué de la domina-tion Espagnole, qu’on prendrait les armes à un jourmarque pour fecouer le joug, & qu’on leur ouvri-rait les portes de la ville lorlqu’ils le préfenteroient.Le complot aïant été découvert, Montauto fut en-volé à Alaba pour lui dire qu’il devoit promettretout ce qui étoit en fon pouvoir, & pour donnertoutes les affûrances de la part de Côme. Les con-jurés étoient déjà arrivés à San-Chirico, dans leterritoire de Siène , à dix-huit milles de cette ville,lorfqu’Alaba fit publier une défenfe, fous peine dela vie, qu’aucun habitant de Siène n’eût à fortir defa rnaifon. En même tems le Confeil de la villes’alfembla, & fit dire à Piccolomini de fe retireravec fes gens. Mais il répondit, qu’il ne quitteraitpoint l’entreprife , qu’il avoit formée de rendre la li-berté à fa patrie , en chalfant de Siène les troupesétrangères ; qu’il y avoit déjà dix mille hommes fousles armes, que la flotte Françoife, jointe à celledes Turcs, arriverait dans peu à Porto-Ercole , &que les Espagnols n’avoient qu’à mettre ordre in-cefl’amment à leurs affaires. Alaba n’avoit que qua-tre cens hommes , & fe défiant des Siénois qui vin-rent s’offrir à lui, & les aïant rebutés, il les en-gagea par-là à fe joindre au parti qui travailloitpour la liberté. Montauto amena un renfort dequatre cens hommes d’infanterie à Alaba. Mais ce-la n’empêcha point les troupes du parti oppofé d’en-trer dans la ville, & de pouffer les Elpagnols detoutes parts, fur-tout lorfque les habitans eurent prisles armes. Alaba fe retira dans la citadelle , ou ilfe vit alfiégé, & par les Siénois, & par les Fran-çois qui étoient venus de Rome . Le Duc de Flo-rence, qui étoit follicité par le Pape à retirer festroupes , & à permettre que les Siénois recouvral-fent leur liberté, fe hâta de faire un traité aveceux, aïant pour but de les conferver à l’Empereur.Alaba & la garnifon Efpagnole furent compris dans
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le traité , fans qu’ils l’euffent demandé. Mendoza ,dont la négligence avoit été la caufe de la perte deSiene , fit d’abord difficulté de confentir à cet ac-commodement. Mais voïant que la citadelle man-quant de vivres, ne pouvoit pas fe foûtenir, don-na ordre à Alaba de céder entièrement la citadelleaux Siénois, en imputant à Côme la perte de cetteplace, pour n’avoir pas envoïé de bonne heure lefecours néceffaire.
En ifff. après la reddition de Monte-Cavallo ,Alaba fut d’un duel que le Duc de Nemours fitpropofer aux ennemis pour elfaïer leur courage pardes combats de lance, comme fi la guerre ouvertene leur fournilfoit pas affez d’occafions de fignalerleur valeur. Alaba eut à faire à Gafpard de Bol-liers, Seigneur de Mânes , & Lieutenant de Ro-chepozay, auquel il perça le col d’un coup de lan-ce, dont il mourut quatre jours après. 11 s’en fautbien que cet elfai de valeur & d’adreffe fût toutentier en faveur des François. * De l'hou, Hifi.tom. H. liv. XI. & XV.
ALACOQUE, (Marguerite-Marie ) Religieufe dela Vifitation de Ste. Marie, du Monaltère de Pu-rayle-Monial en Charolois, morte en odeur de fain-teté en 1690. Elle naquit le 22. juillet de l’an 1647.à Lauthecourt , paroilfe de Veroure, au diocelèd’Autun . Son père étoit Claude Alacoque , qui ad-miniftroit la Juftice dans plufieurs Seigneuries, & famère Philiberte Lamyn. Dès l’âge de trois ans Mar-guerite-Marie marqua une grande averfion pour lepéché. A quatre ans elle avoit un grand attraitpour la prière, pour affilier à l,a Meffe, & pour lafolitude. Une tendre dévotion pour la Ste. Viergefut un des premiers fruits de fa dévotion naiffante.Elle avoit huit ans lorfqu’elle perdit f'on père. Samère la mit en penfion chez les Religieufes de Ste.Claire de la ville de Charolois, oû fa ferveur fe re-nouvella, & étant tombée malade , elle guérit com-me par miracle. A l’âge de treize ans, elle pouffafort loin l’exercice de la prière & la mortification.Une fécondé maladie l’attaqua, dont elle ne relevapas moins miraculenfement que de la prémière. Elleéprouva divers réfroidilfemens dans la piété, & futexpofée à quelques défagrémens domefliques. Ellefe détermina à entrer en Religion. Ce fut à la com-munion qu’il lui fut dit: Aprens que fi tu me préfé-rés les amans profanes qui te recherchent , je t'abandon-nerai pour jamais ; mais fi tu me refies fidèle, je nete quitterai point. Ses pareils vouloient qu’elle entrâtdans un Couvent à Maçon, où elle avoit une cou-fine germaine, Religieufe dans les Urfùlines, maisMarguerite-Marie fe fentoit un penchant, didé parune voix intérieure, pour l’ordre de la Vifitationde Ste. Marie.
Ce fiit environ dans l’aimée 1 669. qu’elle reçût laconfirmation des mains de Mr. Jean de Maupou ,Evêque de Chàlon-fur-Sône ; c’eft alors qu’elle joi-gnit à fon nom de Marguerite celui de Marie, pourmontrer qu’elle fe confacroit à la Ste. Vierge. Le2f. de mai 1671. Marguerite - Marie entra dans leMonallère de la Vifitation de Ste Marie de Parav-le-Monial, âgée de 25. ans. Le noviciat fini, ellefit profeflion le 6. novembre 1672. Entre les grâ-ces dont J. C. la gratifia , il lui accorda fa divinepréfence d’une façon toute particulière. Elle levoïoit des yeux de l’ame, elle le fentoit pour ainiidire auprès d’elle -, elle l’entendoit beaucoup mieux,difoit-elle , que fi c’eût été de fes fens corporels.Dans cet état, elle donna de grandes preuves defon humilité, de fon obéïflànce , de fon amour pourla pauvreté, de fon attachement pour J. C. Ellepalioit des journées entières dans l’oraifon, toûjoursàgenoux, le corps immobile & fans appui. Elle avoitune grande paillon pour les foutfrances, auifi s'yvit-elle expofée dans plufieurs maladies que J. C.lui avoit prédites, & qu’elle fouflrit avec courage.
Après avoir rempli quelques offices, elle fut défitinée à l’éducation des penfionnaires , dont elle s’atti-ra l’amitié & la confiance, fans négliger cependantde les reprendre. J. C. à fon tour veilloit à la per-fection
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