ET MILITAIRES 277pareils inconueniens n’auinifent. Ce quis’ob-feruoitla pour vn mois feulement: puis tout femettoiten oubli.C’eftoit(comme on dit) apresla mortle Medecin :& pourl'auenir le preferua-tif eftoit trop foible. Mais il faut fe fouuenir,puis que le mal eft vniuerfel, qu’il et expedientque les remedes le foyent auffi,& que toutes lesparties dolentes,tant prochaines.qu'efloignees,fe relfentent du benefice de la medecine. Par cideuant on a fait publier des liures traduits d’I-talien en François, qui traitent des iniures, fa-tisfactions& Duels,& qui enfeignehtaux gen-tilsh-ommes de fuir les querelles,& donnentles moyens,quand on les a,d’en fortir,fans perted’hôneur:entre lefquels le Mutio merite d’eftreleu.Cependanttoutc ela ayant efté misen l’ynedes balâees, l’autre oùeftoit la couftume depra-uee l’a emporté, comme vne Portugaile feroitvnefcu:en quoy fe conoift qu’elle a beaucoupplus de force que les Loix efcrites. C’eft l’officedu Roy d'entreprendre de tuer ce monitre, quife va repailfant de fang.Etincontinent qu’il au-ta commencé de mettre à bon efcientla main àla befongne, lesMagiftrats feront le fembla-ble y& les inferieurs feront en fin contrainsd’obtemperer. Or puis qu’il eft queftion de rei-gles& decifions d'honneur, on ne les peut allercercher ni receuoir d’autre lieu que de la Cour,parce que ce qui y elt pratiqué eft reçeu& ap-prouué en toutes les prouinces. Â cefte occa-fion doit-on ietterlà les premiers fondemensde cefte reformation, laquelle ne peut eftrepour le commencement que difformee à caule
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