E L E M E N S
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Je renonce aux lauriers, que long-tems au Théâtre
Chercha d’un vain plaisir mon esprit idolâtre.
De ces triomphes vains mon cœur n’est plus touché.
Que le jaloux Rufus à la terre attaché ,
Traîne au bord du tombeau la fureur insensée,
D’enfermer dans un vers untfausse pensée,
Qu’il arme contre moi ses languissantes mains
Des traits qu’il destinoit au reste des humains.
Que quatre fois par mois un ignorant Zoile ,
' Eleve en frémissant une voix imbécile.
Je n’entends point leurs cris que la haine à formez.
Je ne vois point leurs pas dans la fange imprimez.
Le charme tout-puissant de la Philosophie
Eleve un esprit sage au-dessus de l’envie.
Tranquille au haut des Cieux queNeuton s’est sou-mis ,
Il ignore en effet s’il a des Ennemis.
Je ne les connois plus. Déja de la carrièreL’auguste Vérité vient m’ouvrir la barrière.
'Déja ces tourbillons l’un par l’autre pressez,r Se mouvant fans espace, & sans règle entassez,Ces fantômes savants à mes yeux disparaissent.
Un