>6 DE. LA PHILOSOPHIE
L’effet que produit la force d’un corpsdans un mouvement, du moins uniformé-ment accéléré , est le produit de fa massepar le quarté de fa vitesse ; c’est-à-direqu’u n corps , s’il a dix degrez de vitesse,fera, toutes choses égales, cent fois autantd’impreslìon , que s’il n’avoit qu’un degréde vitesse.
Si donc une feule particule de lumièreagit en raison du quarté de sa vitesse, & si.cette vitesse est environ seize cens millepar rapport à celle du boulet, ce quarté fera2 j'écooooooooo;il fera donc vrai que, si cetatome n'est que deux miìiasses cinq censsoixante mi liards moins gros qu’une livre, iîfera encore le même effet qu’un boulet deCa-Extrè- non . Supposez cet atome mille miliards plustessedu" petit encore; un moment d’émanation decorps de lumière détruiroit tout ce qui vegète fur lamièrê. iuiHce de la Terre. Concevez qu’elle dortêtre la petitesse d’une particule de lumière,qui passe si librement à-travers d’un verre;& peur avoir quelque idée de l’infini, con-cevez ce que doit être une matière un mil-lion de fois plus subtile encore, qui passe en-tre les pore? de l’Or & de l'Aimant, & qui
pu-