2Z3 DE LA PHILOSOPHIE
tous les corps qui auroient eu plus de mas-se. C’est en effet ce qui arrive sur une ta-ble qui tourne en rond, lorsque dans un tu-be pratiqué dans cette table, on a mêlé plu-sieurs poudres & plusieurs liqueurs de pe- jsauteurs spécifiques différentes ; tout ce quia plus de masse s'éloigne du centre,tout cequi a moins de masse s’en approche. Telleest la loi de la Nature ; & lorsque Descartiesa fait circuler à la circonférence fa préten-due Matière subtile, il a commencé par vio-ler cette loi des forces centrifuges, qu’ilpo-soit pour son premier principe. II a eubeau imaginer que Dieu avoit créé desdés tournans les uns fur les autres: que laraclure de ces dés qui faisoit fa Matièresubtile, s’échapant de tous les côtés, acqué-roit par-là plus de vitesse : que le centred’un tourbillon s’encroutoit, &c. ; il s’enfalloir bien que ces imaginations rectifias-sent cette erreur.
Sans perdre plus de tems à combattre ceíEtres de raison , suivons les Ioix de la Mé-canique qui opère dans la Nature. Uncorps qui se meut circulairement, prend encette maniéré, à chaque point de la courbe ,