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ne sait pas gagner son argent. Louer cemalheureux Prince par des exclamationsfades, et des épithètes flatteuses , en rap-portant des actions tyraniques et même atro-ces ; c’est trop mal adroit, ou trop perfide.On dirait que Paul premier ne compted’autres bonnes actions que le bien qu’il afait à Mr. de Kotezbue ; et ce dernier ,après en avoir raconté des choses centfois: plus odieuses que tout ce qu’avaientdit les mémoires , proclame ce monar-que juste , sensible, et bon , seulement par-ce qu’il a réparé son injustice envers lui,Kotzebue, en le comblant de bienfaits.Nous verrons quel tableau horrible il faitde Pétersbourg sous le régne de Paul ;nous lirons quels - traits révoltans il enrapporte , et nous serons confondus de l’im-pudence avec laquelle il ose donner à unPrince et à des actes si violens et si durs,des noms si flatteurs et si doux.
Lorsque l’on voulut engager le grand Cor-