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les lois que d’après leurs passions ou leursintérêts particuliers , leur caractère etleur conduite personnelle , pourront seulsexpliquer leur administration. L’auteur neparle que d’hommes en place et mêmepuissans. S’ils ont le droit et surtout lesmoyens de se faire louanger , et mêmed’égarer l’opinion ; certes on a celui deles juger , et c’est ici qu’un écrivain indé-pendant doit être l’organe et l’interprêtedes peuples. Lorsque cet écrivain n’estsoumis ni aux lois , ni à la police de ceuxdont il parle , il est pour eux d’un autremonde , et comme d’un autre siècle , iljouit à leur égard de sa liberté , et desdroits généraux de la nature et des gens.Cela devient surtout incontestable lorsqu’aumoment où il écrit, sa nation est en guerreouverte avec celle dont il peint les chefs,ou raconte l’histoire et les mœurs.
N’est-il pas absurde de lui faire un cri-me d’avoir révélé quelques vérités dures ,