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allées et des vernies du grand inquisiteur chez leurpère, e'de leur père chez l’Empereur. Ils avaientpei dant ma détention , envoyé chez ma Femme,' maisle messager, homme étourdi et brouillon, voulanttémoigner plus de zèle qu’on n’en désirait de lui ,l’avait invitée brusquement de leur part, à leurrenvoyer toutes les lettres et papiers que j’avaisd’eux. Cet imprudent avait ainsi jeté l’alarme dansma la mille à qui j’avais fait dire que des affairesextraordinaires me retenaient chez le Ministre dela police. Ce message en persuadant à ma Femmeque j’étais arrêté, lui ht penser que je pouvaisavoir quelques papiers suspects te dans sa détresse,elle cacha tous ceux qui étaient sur mon bureau.
J’instruisis , les jeunes comtes Soltykow de l’étatdes choses , et les consultai sur ce qu’il y aurait àfaire pour tirer mon Irère des mains de l’inquisi-tion. Le résultat Fut que je devais me rendre promp-tement chez Araktscbeieft, aide-de-camp généralde l’Empereur , dévenu tout à coup son Favori. 11était mon ancien camarade du corps des Cadets ;il avait été précepteur des jeunes comtes et avaitservi sous les ordres de mon frère pour oui il con-servait de l’estime. Je savaisqu’il méprisait l'intri-guant Italien et qu’il venait de livrer à la risée deses amis une lettre qu’il en avait reçue. Il m’avait