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l’on ne neuf humilier -, parce qu’ils se rient du mépris';l’un de ces êtres enfin dont l’on se sert quelquefoischez les grands pour luire les commis-ions hon-teuses ; qui n’ont rien d’humain que les oreillespour écouter aux portes , les pieds pour s’euhur , etles mains pour Fouiller dans les poches. Celui-ciétait si bête , que l’on ne conçoit pas comment ilpouvait être aussi méchant, il avait des inclinationssi basses , que l’on était conlondu de lui trouver del’ambition. En‘bonne justice l’on eut été embarasséde savoir , si on devait le lier comme imbécile,ou le prendre comme coquin.
Tel était le roquet que depuis dix ans, et sanssavoir pourquoi , je trouvais partout ayant ar-oyé,ou aboyant contre moi , et contre mon Frère. Jen’en soupçonne d’autres raisons qu’une certainejalousie , que les âmes viles et basses ressententchez l’étranger contre leurs compatriotes , car jédois avouer à ma honte , qu’il était le mien. 11avait servi à épousseter la bibliothèque <'e Paul I.sous les ordres de Nicolaï. A Force de sottises etd’effronterie il s’était lait chasser, et Paul de sapropre main l’avait souffleté en lui 'donnant, à lalettre , du pied dans le derrière. Il avait été depuis ,et en diverses conditions, honoré du même congé;mais il s’était, par habitude , mis au dessus de ces