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garnison de cette barrière , noos donna un simple co-saque pour nous conduire au premier poste prussiennommé Nimmersat, en lui enjoignant d’en rappor-ter une attestation que nous v étions arrivés. Onne nous lut aucune sentence ; on ne nous signifiaaucune délense de rentrer; on nie laissa mon uni-forme et mon épce, et à mon Irèrt-son sabre d’hon-neur , et sa décoration , sans nous faire aucune in-jonction quelconque. Nous arrivâmes à Nimmer-sat, première poste Prussienne .comme des voya-geurs qu’une garde d’honneur aurait accompagnés-Mais he’as ! nous nous trouvions transportés commedes criminels , et sans passeports sur une terre étran-gère , où nous ne savions si l’on nous recevrait,à une époque où l’Europe entière ne semblait qu’unvaste tribunal d’inquisition politique.
C’est ainsi que lurent traités en Russie deux o(îi-ciers , dont l’un, pendant la guerre, avait obtenudes recompenses honorables, dont l’autre avait éga-lement servi cet empire, et se trouvait actuellementattaché à l’héritier présomptif du trône ; deux frè-res naturalisés en Russie, par leu'r long séjour etpar leurs mariages ; tous deux possessionnés en ter-res et en esclaves , tous deux pères de familles ,laissant chacun une jeune épouse dans les larmeset une tendre fille'au berceau ; tous deux connus ,