roi vx Suede. Liv. VIII. 125
Oh ne peut aller de Suede ea Norvege quepar des défilés aflez dangereux; &ç quand oples a passés, on rencontre dediûance en distancédes -naquos d’eau que la-mer y fp.rme entre desrochers: il falloit faire des ponts chaque jour.Un petit norulpre de Danois auroient pu arrêterl'armLe Luedolss; Mais on n’avpit pas prévucette invasion subite. L’Eyrppe fut encore plusétonnée, qae le Czar demeurât tranquille anjBÎlien -de ces évenemens, &ne fit pas une de-scente en Suede comme il en c toit convenusvec ses Alliés.
Da raison de cette inaction étoit un desseinde plus grands, mais en même tems des plusdisisiciles a exeenter qu’ait jamais formés l’ima-gination humaine.
Le baron Henri de Goerts né dans Je Hol-ssem, & ministre du Prince à q.ui il ne refioîtplus alors que le titre de ce Duché, aïant ren-du des services importons au.roî de.;Suede pen-dant le séjour de ce Monarque à Bender, étoitdepuis devenq son say.ori à son premier Mi-nistre,
_ Jamais homme ne fut fi souple & si auda-cieux à la fois, si plein de ressources dans lesdisgrâces, .fi vaste fiaps ses desseins, ni fi actifdans iès démarches : -nul projet ne reffraïoîr,nul moïen ne lui .contoit : il prpdiguoit lesdons, les promesses, les lèrmens, la vérité &le mensonge.
. II alloit de Suede en France, eu Angleterre,ssn Hollande essaïer. lui-même les ressorts qu’ilyoploit fajre jouer, - II pût été capable d’é-branler l’Europe; & il pn avoir coijçu l’idée.Ce que son Maître étoit à la têted’une armée,il setoit dans le cabinet : aussi prît-il sur Char-les XII. un ascendant qu’auain Ministre n’a-ívif çu avant lui.