Buch 
La Russie : manuel du voyageur / par K. Bædeker
Entstehung
Seite
XX
JPEG-Download
 

xx

VOITURES DK 1*1 ACE.

Henuign.

Voyages en poste. La poste (IIÔHTa) aux chevaux, dont lesporteurs de cet ouvrage auront toutefois rarement besoin, est seule-ment organisée en vue de fournir au voyageur la possibilité de louerdes chevaux, conformément à un tarif. Il y trouve aussi une voitureou, en hiver, un traîneau, dit «kibitka. Si les voitures sont mauvaises,les chevaux nen sont que meilleurs, malgré leur peu dapparence.

La tiltga (reabra) est un véhicule des plus simples à quatre rouesgrossières et 2 essieux, dont chacun supporte une sorte.de chevalet; unecaisse ou plutôt une auge en bols remplie de foin, oïl'rant deux misé-rables places, repose sur les deux chevalets. - La tarantau-téléga (uepe-KXOAuâu reabra), presque partout en usage actuellement, est un peu meil-leure que la précédente. Le tarantcws proprement dit est une chaise deposte à capote et supportée aussi par des tiges de bois; on en trouverarement aux relais de poste, et on ne peut jfuère en louer que dans lesgrandes villes. La tarataVca (TapaTafiim) est a 4 roues, comme la téléga,ou seulement k 2 roues, surtout en Finlande.

La taxe (progon, nporôiiiiUA njam) est en moyenne de 4 à f) k.par vorste (1067 ut.) et par cheval; il y a, en outre, un impôt dEtat(rocyAépcTBemiuft c'ôopT»), généralement de 20 k. d une station àlautre, et parfois aussi un péage (uioccéfinutt côopi). Lattelage secompose de 2 à 6 chevaux, selon les chemins et le temps quil fait.La voiture se paie à part; une téléga, dordinaire 1 k. par verste. Onchange de chevaux et de postillon à chaque relais, et aussi de voiture,quand on nen a pas loué une pour tout le trajet. Le postillon reçoittoujours un petit pourboire, 20 à 30 k. (on paiera à larrivée et enprésence du postillon suivant). On fait bien aussi de donner quelquechose, 5 à 10 k., aux garçons décurie qui attellent.

Voitures de place. Les voitures de place ont peu dapparenceen Russie, mais elles sont meilleures quelles ne paraissent, surtoutdans les capitales, dans les provinces baltiques et en Finlande. Luschevaux sont petits et ont généralement lair chétifs, mais ils courenttrès bien. Les voitures se nomment tantôt izvochtchlk (msuôiuhki),tantôt kare'ta, tantôt drojki , etc. Le nom dizvochtchik, qui désigneen même temps le cocher, est le plus usité. La plupart des voituressont à 1 cheval, avec larchet de brancard («douga») et nayant bienjuste que 2 places; elles sont souvent découvertes et nont pas destations tixes comme la kare'ta , qui est à 2 chev. et qui ne se trouveque dans les plus grandes villes, et la troïka, qui en a 3. Les voi-tures à 3 chev. sont assez commodes, mais relativement chères; lecheval timonier, animal vigoureux, court seul entre les brancards;les deux autres, attelés on bricole et la tête très en dehors, sontlancés au galop, tandis que le cheval timonier ne doit jamais quitterle trot le plus rapide; le cocher se nomme iamchtchik (hmu{HKi>).

Viivoehtchik (cocher) est une ligure caractéristique de toutes les villesrusses. Même dans les villes il y a un tarif, Il faut bien seuteudresur les prix avant de monter en voiture. En cas de contestation, sadresserau gardien de la paix (gorodovoï) le plus proche ou à un poste de police.Le eocher ne sait souvent pas lire, parfois même il ne connaît pas bien laville. Il faut se montrer bien décidé et parler le moins possible. Létran-ger qui ue sait pas la langue paie naturellement plus que l'habitant du