110 III. R. 12. ST-PÉTKRSBOURG. Ermitage.
du Nouvel Ermitage. Guaren^hi bâtit aussi en 1780 le théâtre de l'Ermi-tage, à l’E. du canal d'Iiiver, a la place de la «maison d’Iiiver» de Pierrele Graud, et le relia au Grand Ermitage par une arche hardie jetée surle canal d’Iliver. Kit lin c’est en 1840, sons l’empereur Nicolas I e * 1 , que futcommencée la reconstruction complète de l’Ermitage, dans le style grec,sous la direction de Léon de Klente, célèbre architecte de Munich, et d'Andréh'anovitch Stakemchneider (ni 1865). Ce uouveau palais fut achevé en 1852.
La oalküik uk i-KiNTUKts fut fondée par Pierre le Grand qui, exceptédans son premier voyage de 1697, où il ne poursuivit qu'un but politi-que, ne négligea aucune occasion d'acquérir à l’étranger des tableaux et(,'autres objets d’art. C’est à Catherine II que la galerie doit ses acqui-sitions les plus précieuses. Elle acheta en 1768 la collection du PrussienJ .-A. GoUkowtki, qui avait acheté depuis 1756, pour Frédéric II, des ta-bleaux dont le rot n’avait pu prendre livraison, par suite de la guerre.OoUkowski, qu'une mauvaise spéculation sur les grains avait mené àla faillite, laissa 317 tableaux à son principal créancier, le gouvernementrusse, pour une valeur de 180000 tlialers. 67 de ces tableaux sont encoreactuellement à l’Ermitage : 7 Rembrandt, 0 Houthorst, 3 van Ostade, desRubens, des van Üyck, des Jordaens, des Helst, des Hais, etc. Puis onacquit: en 1769, la galerie du comte Brühl, ministre d’Auguste III deSaxe et de Pologne, pour 180000 il.; en 1771, la galerie du marquis deÜrotat, maître des requêtes et lecteur de Louis XV; en 1779, la galeriede Robert Wulpole, de Iloughton Hall, avec la célèbre série deB van Dyck,pour env. 875000 fr. Ensuite l’impératrice acheta, par l'intermédiaire deses ambassadeurs et de ses correspondants, Kaph. Mengs et Kelfenstein àRome, le baron Grimm, ltiderot et Faloonet à Paris, etc., des tableaux deprix des collections du duc de Clioiseul, du peintre Baudouin, de ÜerretHraamcanip, Tronchin, Ilandon de Boisset, Robert Udney, Ile/alier d’Argen-ville, etc., et elle commanda des tableaux aux peintres les plus célèbresde son temps, Kaph. Mengs, Reynolds, Lassenko, Matvéiev, etc. — Paul I eracquit quelques paysages de Jos. Vernet. — Alexandre I er acheta en 1814ù Fex-impératrice Joséphine, peu de jours avant sa mort, 38 de ses meilleurstableaux de la Malmatson et 4 statues de Catiova, pour 940000 fr. Parmices tableaux se trouvaient 12 italiens , 22 flamands et hollandais, entreautres les «Arquebusiers «l’Anvers» parTeuiers (n°672), la «Vache» de Potter(n° 1051) et les «Quatre Heures du Jour» de Claude Lorrain (nutn. 1428-1431),provenant de Cassel. On acheta encore, en 1814, 67 tableaux de la célèbrecollection du banquier Cœsvelt, d’Amsterdam, pour 8700 1. st. et eu 18157 autres tableaux de la même collection. Le prince Vassily Troubetskoï,un grand amateur, acheta en 1819 un certain nombre de tableaux pré-cieux en France et en Italie ; d’autres enfin furent acquis par le baronLtenon, directeur du musée du Louvre sous Napoléon I er . — Nicolas I er ,qui fut aussi un grand amateur, acheta d’abord, en 1825, la petite col',lection du comte Miloradovitch ; en 1829 , 30 tableaux de la collectionde la duchesse de 8t-Leu (reine Hortense), pour 180000 fr. ; eu 1831,33 tableaux de la galerie de don Manuel Godoï, pour 567935 fr. ; en 1834,eu Espagne, 32 tableaux de provenances diverses, la plupart espagnols,et 51 tableaux de la collection de l’ambassadeur d'Espagne à St-Péters-bourg, P&esfi de la Cadeûa, aussi la plupart espagnols. La galerie Coesveltfournit encore, en 1836, 7 tableaux, dont la célèbre Madone d’Albe deRaphaël (n°38), pour la modeste somme de 9400 1. st. On acquit en1860, pour 526000 fr. la galerie Barbarigo, dont 10 tableaux seulementont pu être utilisés, et la même année plusieurs tableaux de valeur àla vente de la galerie du roi des Pays-Bas, en particulier de grands ta-bleaux deVelazquea, Seb. del Piombo, et B. van der Helst. Le muséea acquis en 1866, entre autres choses, la belle Madone Litta de Léonardde Vinci (n° 13 a) et en 1880 la célèbre petite Madone Connestabile,œuvre de jeunesse de Raphaël (n° 1667). Eniln le musée Galitsiue, achetéà Moscou en 1886 pour 800000 r., a encore fourni 74 tableaux à l’Ermitage,entre autres un triptyque de Raphaël, attribué auparavant au Pérugiu(n° 1666); une Annonciation de Cima da Conegliano (n°1675), une Viergede Rubens, etc.