>7- Peïersbourg. TSA HSKOÏR - SÉLO.
III. U. 13. 179
Derrière 1 a porte est le pont Chinois , dont la balustrade en fer imitele corail et que décorent quatre statues de Chinois en pierre, avec desombrelles. Non loin de là, an S. (à g.), un pont suspendit voûté, représen-tant une croix et au milieu duquel s'élève un joli kiosque Chinois , en bri-ques glacées rouges et jaunes, et le Village Chinois, suite de maisons dansle goût chinois, construites de 1782 à 1788 sur les plans de Cameron.Citons encore deux ruines artificielles. L'une d’elles imite une vieille touret offre deux beaux points de vue, sur le grand champ de manoeuvres etsur les dûmes dorés de l’église du Château et le Village Chinois, l/autreruine renferme, dans une de ses salles, le beau Christ en marbre de Dan-neeker et une baignoire égyptienne de granit. Tout près de là sont de vastesorangeries et les serres.
Le tour du grand lac (euv. 1 h.) est intéressant. l)e l’église du Châteaulp. 178) on suit au 8.-K. le chemin qui longe le canal. Au premier pont,on prend à dr. et on va le long de la décharge du grand lac. A g., VEr-mitage peint en blanc, construit sur les plans de Hastrelli en 1778. Ar-rivé au bord du grand lac, on prend à g. pour en faire le tour du côtéK. Dans VAmirauté, (on peut y avoir des barques) se voient trois barquesdorées du temps de Catherine II, ainsi que le pavillon de la Loufti-Itschelll,vaisseau cuirassé, turc, que les Russes tirent sauter sur le Danube, le29 avril 1877. Plus loin, à dr., dans le lac, la colonne de marbre érigée eul’honneur d’Alexis Orlov, dit Tcliesmensky ou vainqueur deTchesmé (p. 177).KUe a 38 m. de haut et elle est en marbre jaune, avec un socle de granit,des rostres en bronze doré et un aigle, au sommet. Sur une langue deterre do la rive S., le bain turc , dans le style moresque, avec tin dôme doréd’une grande richesse de décoration. Non loin de là, à g., la pyramide degranit , cachée dans les buissons, indique la place où furent enterrés troischiens favoris de Catherine 11. Ensuite on passe le pont en marbre bleude Sibérie et orné de colonnes. Sur la rive O., on aperçoit, sur un grandbloc de granit, une jolie Naïade tenant une cruche brisée d’où s’échappeune sonree; c’est un bronze par Sokolov.
Presque toutes les portes du parc sont magnifiques-, mais on remarquesurtout, au 8., un grand arc de triomphe en inarbre, élevé par Catherine IIà la mémoire de Grégoire Orlov, qui rendit des services signalés pends ut1a peste de Moscou, en 1771. D’autres portes sont en fer. Knllu on doitmentionner particulièrement l’arc de triomphe que l’empereur Ale-xandre I er lit élever à l’armée russe et qui a pour inscription: «A meschers compagnons d'armes• (.lK)ôesiiu«ii. mohmi- cocaymiinuam). De laporte de Babalova, au 8.-0. du village chinois (v. cl-dessus), on va par dejolis jardins au château du même nom, à 1/4 d’h. du parc. 11 y a unrase colossal en granit rouge poli.
Le Nouveau Pat,aïs (HôhmÜ AHopém), situé à ttiv. 8 min. auN.-O. du grand château impérial, est aussi à visiter si on en a letemps. Il a été bâti par Catherine II, pour son petit-fils Alexandre I er ,sur les plans de (htarenghi. Les murs sont décorés de nombreuxet beaux tableaux par Aïrasot'sky et Brullov. Î1 y a parmi les piècesdestinées aux grands-ducs un gymnase. La bibliothèque., qui estconsidérable, renferme, sous verre, beaucoup de modèles d’unifor-mes de la cavalerie russe, d’une grande exactitude, euv. au tiers dela grandeur naturelle, et des modèles d’armes à feu.
Le parc Alexandre renferme en outre l’ancien arsenal, construc-tion en briques rouges dans le style gotli. anglais et à quatre tours,dont les collections sont maintenant à l'Rrmitage (p. 121). On vi-site ensuite la ferme (Pépita), bâtie en 1820 et fort bien organisée.A côté est une jolie maison avec un belvédère, pour des membresde la famille impériale. La pièce principale de cette maison ren-ferme quelques tableaux de Putter, K. du Jardin, Borchem, Does,
12 *