DERBENT.
VII. fl. 43. 413
Le» eûtes font presque partout plates et d'un abord difficile au N. et à l'E.,tandis que les contreforts du Caucase en approchent de très près à l’O.,et les monts Elbours au S., de sorte qu'il n’y reste qu’une plage étroite.De fréquentes tempêtes y rendent souvent la navigation très désagréable.
Le bateau fait d’abord un trajet de 25 h. sans arrêt.
223 milles. Pétrovsk (IleTpôncKi; gostinitsa , non loin de lagare), petit port russe de fondation récente, dont la rade est pro-tégée par deui longues jetées. Il n’y a de curieux que le bazar.A 4 V. de Pétrovsk, les rostes de l’anc. ville de Tarki (voit. 1 r.50 à 2 r. aller et retour), peut-être la Setnender du royaume desKhazares. — Chemin de fer en construction de Pétrovsk à Bakou,par Derbent.
De Pétkovsk à Bhslan : 250 V., chemin de fer en 10 h. — 149 V.Oroiny (buffet), ville de district malpropre, sur la Souncha , avec dessource» de nanhte. — 250 V. Iietlan , v. p. 417.
Une grande route relie au 8. Pétrovsk à Témirkhanchoura, ville de0000 bab., chef-lieu du Daghestan, d’où l’on peut aller en montant et eudescendant à (117 V.) Oounib (2346 m.), haut plateau d’env. 40 kil. desuperficie, dernier refuge de Chamyl (p. 406), ce qu’il n’est toutefois bonde faire qu’avec de fortes recommandations aux commandants russes. — Ily a aussi de Témirkhanchoura une route conduisant au 8. à Derbent (143 V.i/a» v. cl-dessous) et à Bakou (380 V.; p. 414); à Télav, v. p. 425.
294 milles. Derbent (Æepôéun.), que le bateau qui jette l’ancreen pleine rade atteint dans la soirée du deuxième jour, est une villed’env. 15000 hab. et un port de la province de Daghestan, nomméeaussi la «Porte de Fer», parce qu’elle est située à l’endroit où ilétait le plus facile de défendre la seule route qui conduisait versle N. en longeant la montagne. Probablement fondée avant lesSassanides (vi* s.), elle a été l’objet de bien des luttes au moyenâge. La ville est bâtie en amphithéâtre sur le versant de la mon-tagne, qui ne laisse qu’une étroite plago au bord de la mer etque couronno la citadelle dite Naryn-Kale. A cet endroit se trou-vait dans l’antiquité Albana, capitale de l’Albanie, qui comman-dait le passage, les Porta, Albana. Il subsiste encore au N. etau S. des murs et des tours des fortifications du moyen âge, quis’étagent sur la montagne. A 1 V. au N. est le cimetière maho-métan de Kyrk-Lar, à l’endroit où, selon la tradition, le chefde l’avant-garde des conquérants arabes trouva la mort au vm e s.,avec 40 compagnons, après plusieurs jours de combat contre lesKhazares. De la citadelle part, à PU., une muraille qui passe parla crête de la montagne, dont l’altit. atteint 000 m., et qui s’étendjusqu’à 60 à 70 kil. dans l’intérieur du pays. Elevée avant lecommencement du moyen âge, elle est construite de blocs de rocheret revêtue à l’extérieur de pierres plates bien taillées. Elle est do-minée par des castels généralement composés de quatre tours àcréneaux. Non loin de Derbent, de grandes jetées, provenant sausdoute d’un anc. aqueduc, et que les indigènes attribuent au gou-verneur persan Iskeiulor, c.-à-d. Alexandre le Grand. — Route deBakou, v. cl-dessus.
De Dehbent k Novkua en Kakhéti, route cavalière par Akhty, aupied du Chakh Dagh (4253 ui.) et du Ba;ardiouti (4480 m.), ce dernier le