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KOUTAÏS.
laquelle,la vallée. se dirige à l't jusqu'à l'embouchure du Zadon (107fl m.).I.a route repreud ensuite la direction du 8., en longeant le versant K. del’ Adai-Khokh, énorme massif de montagnes dont la plus haute cime connueatteint 4846 m. et dont un autre sommet a été gravi, en 1884, par M. deDéchy. l)e ce massif descendent au N. le vaste glacier de Karagam (p. 406)et à l’K. le superbe glacier de Ttéia. Ce dernier s'atteint aussi de «SriatoiNikolai eu 2 jours à pied (gîte à l’Aoul Tséïa). A quelques verstes duglacier, le sanctuaire des Ossètes ■liékoui» (entrée interdite). Ensuite laroute passe dans une gorge grandiose, qui n'est pas inférieure à la célèbregorge de Dariel (p. 421); puis elle tourne encore à l'O. et elle passe aucol de Mamisson (2800m.), sur le versaut 8. de l'Adaï-Khokh, dans lachaîne centrale du Caucase. Vue splendide. On eu redescend dans lavallée du liion, par Gourchavi, Glola, Uni , etc. — Koutaie , v. ci-dessous.
45. De Batoum à Tiflis.
327 V. Chemin de fer. Trajet en 13 h. I’rix: 10 et (i r.
liatoum, v. p. 412. Un suit d’abord la côte, qui olïre de beauxcoups d’œil. A dr., le versant N. des montagnes du Pont. Stat. deTchakva, Kaboulety (buffet) et Notanébi. — f>2 V. Sonpua (buffet),sur la rivière du même nom. On tourne ensuite à l’K. dans la grandeet fertile plaine du Mon et de ses affluents, l’anc. lmérethic. Stat.suiv. sans importance. — 99 V. Samtre'di (buffet), où aboutit laligne de Poti (p. 412). — 128 V. Mon (buffet).
Dk Uion À Koutaïs, embranch. de 8 V., en l/a h.
Koutaïs (143 m.; KyTamrt; hôt. : de France; ch. 1 à f> r., b. 1 fi,déj. 40 k., recommandé; Impérial; llacres: do la gare en ville 40,1 h., f)0 k.), ville de 32000 hab. et chef-lieu du gouv. de son nom,est la Cytcea de l’antiquité, l’anc. capitale de la Colchido et plustard de l’iméréthie. Klle est dans un site magniiique, sur le Mou,torrent qu’y traversent deux ponts de pierre. Sur une hauteur do larive dr. sont les ruines d’une citadelle , dont la construction est at-tribuée aux Génois. Los superbes conifères du jardin du gouver-neur et de la prétendue ferme méritent d’être vus. — Les armes etles foulards du Caucase s’achètent peut-être mieux et meilleur mar-ché à Koutaïs qu’à Tiflis. L’excursion dans la vallée du Kion jusqu’àAlbani (p. 419; 2 à 3 jours) est très intéressante.
Un chemin de fer qui ne sert jusqu’à présent qu’au transport ducharbon, relie Koutaïs à Tktiboula (TximOyjia). le seul endroit du Caucaseoù il y ait des mines de houille en exploitation.
A env. 10 V. au N.-K. de Koutaïs (1 à 2 h. en voit, ou à chev.) setrouve le *oouv«nt de Ghélati, situé sur une hauteur. Sou église, duxi e s., est construite avec d’énormes blocs de grès et l’intérieur est dé-coré de fresques byzantines, en partie refaites aux xv e -xvn e s. par despeintres génois. Il y a aussi des portraits de rois d’Imérétliie et une grandemosaïque du xi fc s., au-dessus de l’autel. L’iconostase est chargée d’or etde pierres précieuses. Le trésor comprend des ornements précieux et lacouronne d’Iméréthle: on fera bien, pour le voir, de se munir d’une re-commandation à Koutaïs. — Non loin de l’église, dans une chapelle enruine, le tombeau du roi David le Rénovateur (1089-112Ô), fondateur ducouvent. A côté de son sarcophage sont les portes de fer de la ville deOhanja (Iélissavetpol), dont il s'empara. — La "vue qu’on a du couventembrasse la vallée du Ttkhal-Ttithéli («rivière rouge»), alïluent de la Kvirila(p. 419). Celte vallée est bornée par les montagnes d’iméréthie. aux forets