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LA FRANGE ET LA RUSSIE
suis porteur... Je suis venu avec Yeticas mobile qui apporte à vos troupestout ce dont elles auront besoin.
Il existe, en efïet, des trains constamment chargés, véritables magasinsroulants et portant le nom de « encas mobile ». Ces sortes de convois,toujours prêts, existent dans chaque corps d’armée, en avant des « stations-
magasins » et sont destinés, commeleur nom l’indique, à approvisionnerles lignes les plus avancées.
Les officiers supérieurs et le com-mandant de Jabatterie demontagneétaient réunis.
— Eh bien !quoi de nou-veau? deman-da le général.
—Lesnou-vellessontplusgraves quevous ne pou-vez le suppo-ser, dit le capi-taine d’état-major. Le gé-néral en chef aété avisé à 6heures du ma-tin, un peuavant la ré-ception de vo-tre télégramme, que les Allemands ont envahi notre territoire cette nuit etont cherché à s^emparer par surprise d’un ouvrage de la Meuse, le fort deLiouville.Peu après, nous étions prévenus par vous de l’entrée en Suisse desItaliens. Cette fois, nous y sommes, c’est la grande guerre qui commence.
— Pas encore de nouvelles de Russie?
— Non ! Mais dans vingt-quatre heures, nous en aurons. De ce côté, noussommes tranquilles... Mais, je vous demande pardon, mon général, voshommes ont-ils mangé ?
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