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La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
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LA GUERRE DE MOATAGNES

Depuis la spécialisation des troupes de montagne, qui remonte au24 décembre 4 888, les défilés alpestres sont divisés en douze secteurs ayantchacun pour le défendre un bataillon alpin, une section spéciale du génieet une batlerie de montagne.

La réunion de ces trois armes forme ce quon appelle un groupe alpin.Lorsque deux groupes marchent ensemble, ils forment une brigade de mon-tagne.

La revue du bataillon alpin avait duré plus dune heure. Le généraln'avait rien négligé, examinant les 600 hommes presque un à un, surveillantles mulets et leur harnachement, les caisses de bât et leur chargement,fouillant dans les cantines et n'omettant aucun détail.

Le général félicita le commandant Rousseau, puis passa linspectionde la batterie de montagne, commandant Julien, du 157° régiment dinfante-rie, colonel Rude, et du 158° dinfanterie, colonel Decelle, ces deux derniersrégiments formant la brigade régionale de Lyon.

Les régiments étaient «à trois bataillons. Les lignards avaient la tente-abri, la couverture de campement et le bâton ferré réglementaire.

Au total, combien dhommes amenez-vous? demanda le généralGrimot au colonel Rude.

Six bataillons à 500 hommes, cela fait 3,000 hommes; le bataillonalpin, 650 hommes ; la batterie de montagne, 200 hommes ; en tout,3,850 hommes et 200 mulets.

Ladjudant-major Drassam va vous indiquer vos cantonnements.Quand vous serez installé, je vous enverrai des ordres pour la nuit et lajournée de demain. Colonel, vous pouvez rompre.

La colonne fit par le flanc droit, se mit en marche et alla se disloquerdans le village.

Quelques instants après, on entendit, dans Monthey même, un claironde la ligne qui sonnait aux fourriers :

Voi- le fonr-rier!

Qui va se noy-er!

Dans son en-cri-er!

Tonnerre! sécria le général. Quel est donc limbécile qui oubliequon ne sonne pas en présence de lennemi? Monsieur Rous, allez luiinfliger quatre jours de ma part.

Lofficier dordonnance partit au galop porter la punition.

Au loin, un nuage de poussière annonçait larrivée dune nouvellecolonne venant du Bouveret.

Est-ce quon menvoie encore des renforts? sécria le général en se