Buch 
La France et la Russie contre la Triple Alliance : la guerre de montagnes : grand récit patriotique et militaire / par le Commandant Biot et Émile Massard
Entstehung
Seite
190
JPEG-Download
 

190

LA GUERRE DE MONTAGNES

cravate, de façon quelle ne puisse ni se déranger, ni étrangler la partieblessée. Les cartons peuvent servir comme attelles pour les doigts.

La jolie infirmière continuait sa conférence pendant que Georget couvaitdes yeux Suzanne, sa fiancée.

Elle ne pense pas à moi, se disait-il ; elle ne me cherche même pas dans

le groupe dofficiers.

Et le pauvre Geor-get enviait le sort desblessés soignés par elle.

Heureusement, lagénérale eut pitié de luiet delle, car la jeunefille nosait aller au-de-vant de Georget, et ce-lui-ci nosait non plussavancer.

Vous voilà, cherlieutenant, dit la géné-rale en frappant surlépaule du jeune hom-me. Je suis bien con-tente de vous retrouversain et sauf.

Madame... ditGeorget en sinclinant.

A propos, repritvivement la générale,vous avez vu Suzanne?

Je nai pas... bal-butia le jeune sous-lieu-tenant.

Suzanne! Suzanne! cria la belle infirmière..Venez donc. M. Georgetest!... Vous ne le saviez pas? fit-elle, avec une moue ironique... Eh bien!mais, vous pouvez lembrasser, ajouta la générale ; les circonstances, sinonles convenances, le permettent. Et puis, à la guerre comme à la guerre !

Georget, très confus, savança et donna un baiser pur et timide sur lefront virginal de la jeune fille.

La glace était rompue, les jeunes gens causaient maintenant commede vieux amis et sentretenaient de rêves d'avenir. Georget allait passer

LA GENERALE GRIMOT.