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Gottlieb von Jenner (1765-1834) : Denkwürdigkeiten meines Lebens / herausgegeben und mit Anmerkungen versehen von Eugen von Jenner-Pigott, Fürsprech und Mitglied des histor. Vereins des Kantons Bern
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vrai service, et votre cœur me répond du zèle et de lempressement quevous mettrez à obliger vos amis; comme le mien vous assure davancela plus juste reconnaissance.

Sans doute, vous trouverez naturel de notre part, le désir dobtenirnotre délivrance dune position, que les meilleurs procédés de nos supé-rieurs ont adouci autant que possible; mais qui est toujours une captivitéaffligeante pour des êtres séparés de tout ce qui leur est cher, dans untemps critique la voix de la patrie et des amis chéris, appelle toutêtre bien pensant à partager un avenir heureux, que la grande révolutionnous a destiné, et qui doit nous attacher plus que jamais à notre sort.

Cest lobjet de la pétition que je vous adresse, citoyen compatriote,de la part des otages bernois, qui pour la chose, comme surtout pour lessentiments de la plus parfaite confiance en vous, pensent de même.

Veuillez accorder quelques soins à notre sollicitude commune; etsil est nécessaire, un coup dœil sur la personnalité à laquelle jose enappeler; A T ous me connoissez.

Ci-joint vous trouverez une lettre de votre respectable parent,quavec sa confiance amicale, il a bien voulu me communiquer. Il nestpas impossible, quil ne vous parvienne encore dautres sollicitations par-ticulières, que votre cœur généreux et votre esprit juste apprécieront;mais comme celle-ci ne sétend que sur lobjet le plus simple et le plusnaturel, jose vous prier de ne pas lés réunir, ni les confondre, attenduque pour moi et la plupart des nôtres nous ne demandons que le grandpoint, notre liberté; et nous lespérons, par votre entremise, amicalede la générosité de ceux qui en disposent.

(Sig.) X. Diessbach.

Strasbourg, le 17 prairial, an VI (5. Juni 1798).

Citoyen chargé daffaires !

Les otages bernois ont été transférés à leur destination dès le 21germinal, du tems que les pouvoirs militaires français étoient, comme ils lesont encore, maîtres du pays, ainsi que du sort privé de chacun des otagesdésignés.

Depuis deux mois, les uns séparés de leurs ménages isolés, dautresde leurs familles affligées, comme de tout ce qui dans des moments critiquespeut concourir à quelquacheminement pour leurs subsistances à venir,sentent dautant plus naturellement le désir du retour dans leurs foyers,que pendant leur détention, ils ont fait tout ce qui étoit en leur pouvoirpour ne pas arrêter la levée de la contribution, autant que cela pouvoitregarder leurs modiques fortunes. Ils dévoient en même tems déplorer