qui a succédé en France le langage de la vérité, celui de dire surtoutque l’indépendance et la neutralité de l’Helvétie, rallieraient et raffermi-raient les anciennes liaisons.
Le roi, son maître, s’est expliqué plusieurs fois sur l’objet des notesremises au Gouvernement français, et toujours avec sollicitude. Il vienttout récemment d’exprimer ses sentiments au sujet de la lettre que laCommission Exécutive lui a adressée. Le Eoi s’y explique de la manièresuivante :
«L’intérêt sincère que je prends au sort de la nation helvétique,«et celui que ses malheurs inspirent généralement m’ont engagé de prendre«en sérieuse considération la demande de mon intervention pour sa neu-«tralité. J’aviserai aux moyens que les circonstances me permettront«d’employer à cet egard; mais tout dépendra principalement, que les«bonnes dispositions du Premier Consul coïncident avec les miennes sur«cet objet.»
L’Envoyé Extraordinaire de Prusse, se plait à rendre justice iciaux talents et au zèle du Ministre plénipotentiaire Jenner. Il y joint unecirconspection et une sagesse bien nécessaires dans les épines de samission, et nécessaire encore pour captiver la confiance.
(signé) de Sandoz-Rollin.
62.
Quittance.
Le soussigné Ministre des Finances de la République Helvétique ;déclare avoir reçu du Citoyen Amédée Jenner le solde de compte à moirendu ce jour, en faveur de notre République, se montant à 42,7 3 5 56 / 100francs de France, qu’il m’a payés comme suit:en un Bon sur Messieurs Ch. Bazin van Berchem & Comp.
à Paris pour valeur ...... frs. 35,535. 56
il a remis au Citoyen Glaire, Ministre Plénipotentiaire auCongrès de Luneville pour compte des relationsextérieures. „ 7,200. —
frs. 42,735.56
Moyennant lesquels payements il se trouve pleinement déchargé en-vers la République, de la recette déclarée par ses comptes de ce jour.
Berne, ce 29 Octobre 1800.
(signé) Rothpletz,
Ministre des Finances.