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Exposé du mouvement commercial entre la Suisse et l'Autriche pendant les années 1840 et 1845 / par le Dr. A. de Gonzenbach ; traduit de l'allemand par l'ordre du directoire
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Ainsi , daprès la valeur en argent, était :

18 37 / 39 limportation en pluslexportation en plus

1,437,340

17,237,710

écus

«

dempire,

«

Par conséquent profit par exportation en plus

15,800,370

écus

dempire

et 18 4 % 2 importation en plus

2,846,848

écus

dempire,

exportation en plus

15,598,110

«

«

Par conséquent profit par exportation en plus . 12,751,262 écus dempire.

Il y a donc une perte de plus de 3 millions décus dempire , ou à peu près 20 pCt., en com-paraison des années 1837 à 1839.

Par conséquent les droits protecteurs de 37 fl. 30 cr. par quintal pour les tissus de lin quiexistent dans lAssociation douanière, nont pu y préserver non plus cette industrie des pas rétro-grades quelle fait à vue dœil.

En Suisse lindustrie linière était anciennement bien plus considérable quelle ne lest au-jourdhui.

Déjà dans le treizième siècle St.-Gall se distinguait particulièrement par ses manufactures detoile ; de cette industrie a passé dans le canton dAppenzell, qui ne tarda pas à rivaliser avecSt.-Gall. (*)

Peu à peu lindustrie linière a été supplantée par les manufactures de coton et notamment dansles contrées elle avait été le plus florissante , comme dans les cantons de St.-Gall et dAppen-zell. Il est vrai quon fabrique encore aujourdhui beaucoup de fil de lin et de chanvre en Suisseet quon en fait de la toile ; mais lindustrie linière n'est pas exploitée, dans la plupart des cantons,en grand dans les fabriques ; au contraire, le plus souvent on ny tisse de la toile que pour lesbesoins intérieurs.

Cette consommation est assurément très forte , puisque dans plusieurs cantons le costume dupays exige en partie de la toile, en quen partie les mœurs nationales veulent quun ménage bientenu soit suffisamment pourvu de toile pour chemises, literie, etc.

On ne fabrique encore de la toile pour le commerce dexportation que dans les cantons deBerne, dArgovie et de Lucerne, ainsi que dans le canton de St.-Gall, toutefois en petite quantitéseulement. Il ny a encore que trois filatures mécaniques en Suisse. Mais comme elles livrent detrès beau fil et à bon marché , proportion gardée , il est hors de doute que la filature mécaniquedu lin supplantera peu à peu en Suisse la filature à la main.

Limportation de la matière brute (lin et chanvre) est très peu considérable aujourdhui et, enmoyenne, elle sélève approximativement à 13,000 quintaux pendant les cinq dernières années: cequi prouve que cette industrie nest pas très active , car la production indigène ne suffit pas ; on

(*) Franscini , Nuova Statistica, p. 159 et Dr. Bowring.