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Tome 4
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COMTE DE ST-POL.

161 LIVRE II.

choses qui s’y rapportent, qu’en toutes leurs actions ils ont aussi le soin de 1670

prier non seulement en général pour les rois et les princes de la terre, maisaussi particulièrement pour L. A. S. que ce grand Dieu a élevés sur nous ensa grâce, et pour toute l’illustre maison de Longueville, et qu’aussi ils exhortentchacun à se soumettre aux puissances supérieures, non seulement pour la co-lère, mais aussi pour la conscience, comme le savent ceux qui les écoutent.

C’est pourquoi nous avons bien voulu rendre ces témoignages et apposer mêmeaux présentes notre sceau et fait signer par notre secrétaire de ville, pour uneplus grande confirmation.

Fait au dit Neufchâtel le 14 Mai 1670.

Signé Maurice Tribolet.

Voici la copie de la lettre de recommandation que les Quatre- Lettre de re-

Ministraux donnèrent aux députés de la classe pour S. A. S. le po,™ m ™ pïnce

prince Charles à Paris: donnée kia dé-

putation de la

Monseigneur, classe.

Nous avons été grandement joyeux d’apprendre la députation de M. Girard,notre cher et fidèle pasteur, auprès de V. A. S., pour la difficulté de la Véné-rable Classe, estimant que c’est un moyen de la terminer heureusement au con-tentement de V. A. S. et de tous vos bons bourgeois et sujets. C’est ce quenous souhaitons avec toute l’ardeur dont nous pouvons être capables, commeaussi d’avoir le moyen de donner à V. A. S. de nouvelles preuves de notrefidélité et de notre zèle à son service, comme étant avec un profond et invio-lable respect, Monseigneur, De V. A. S. les très humbles et très obéissantsbourgeois et sujets.

Les Quatre-Ministraux, Conseil et Communauté de votre ville de Neufchâtelen Suisse.

De votre dite ville de Neufchâtel le ,14 Mai 1670.

M. Girard avait reçu ordre de la compagnie de demander auprince la tenue d’un synode pour terminer cette difficulté, commec’est la pratique usitée dans ces sortes d’occasions, des synodes ayantsouvent été assemblés depuis la Réformation, pour juger des diffé-rends qui se suscitent, non seulement entre la seigneurie et la classe,mais aussi entre la classe et un de ses membres, qui a le droitd’appeler d’une sentence que cette compagnie aurait prononcéecontre lui. Mais il ne fut pas même nécessaire de convoquer unsynode : M. Girard, qui avait beaucoup de prudence, sut si bien mé-nager l’esprit de la princesse mère, qu’elle lui accorda tout ce qu’illui demanda, tellement que la classe n’a jamais dès lors nommé,pour chaque église vacante, qu’un seul pasteur, qui ensuite est con-firmé par le gouverneur au nom du souverain. Madame de Longue-ville ne réserva autre chose que le rétablissement du ministre LouisBreguet, qui avait été depuis peu destitué par la compagnie pourdes choses qui ne concernaient pas les mœurs, et que la classechangerait quelques-uns de ses ministres qui, depuis cinq ans,avaient été établis contre sa volonté, ce qui fut aussi exécuté.

Les députés de la classe qui étaient partis le 15 mai furent deretour le 30 juin.

Synode que M.Girard avaitordre de de-mander.

Madame deLongueville dé-cide en faveurde la ciasse.

.Réserve de laprincesse ausujet de la ré-intégration dequelquesministres des-titués.

ANNALES DE BOYVE. TOME IV.

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