de l'interrègne de 1707.
259 LIVRE 11.
fie ratifier tout ce que notre dit Procureur trouvera à propos de faire pour lesoutien et poursuite de notre droit à la dite succession, sous l’obligation denos biens. En foi de quoi nous avons signé le présent et cacheté du sceau dede nos armes.
(Signé) Jaques de Matignon.
Avec un cachet en cire rouge.
De la part de Mademoiselle Louise-Léontine-Jacqueline de Bour-bon. on a produit deux procurations en faveur de Maître JacquesTribolet, avocat au Parlement de Paris, toutes deux du 24 juin1707, par les mêmes notaires au Châtelet de Paris Dupuis et Du-rant, l’une donnée par très haute et puissante daine Madame An-gélique-Cunégonde de Montmorency de Luxembourg, veuve detrès haut et puissant seigneur Louis-Henri légitimé de Bourbon,et comme tutrice honoraire de damoiselle Louise-Léontine-Jacque-line de Bourbon, sa fille aînée substituée du dit Seigneur Louis-Henri de Bourbon et de la dite dame à présent sa veuve, lequelétait donataire entre vifs de très haute, très puissante et sérénissitneprincesse Marie d’Orléans, souveraine des Comtés de Neuchâtel etValangin. Et l’autre des dites procurations est donnée par MaîtreHenri Doremieulx, avocat au Parlement, comme subrogé tuteur dela dite Damoiselle Louise-Léontine-Jacqueline de Bourbon. Lesdeux procurations duement légalisées comme la précédente de Ma-dame de Lesdiguières.
De la part de Madame la marquise de Mailly on a produit laprocuration des deux notaires Boscheron et Angot du 15 juillet1807 en faveur du sieur Thomas Du Rocher et de Maître EspritVieux, avocat au Parlement de Paris, duement légalisée comme lesprécédentes.
De la part de M. le marquis d’Allègre, le sieur Veldelhan, sonprocureur, ayant déjà produit et fait lire les actes qui fondentson pouvoir, lorsqu’il parut à l’audience du 28 juillet, a déclaréqu’il agissait en vertu d’iceux,
Après les établissements des pouvoirs des procureurs, on a com-mencé les procédures. On est entré dans les demandes de miseen possession en la manière suivante :
Le sieur Peyrol, avocat général de S. M. le roi de Prusse, areprésenté que comme il avait produit un mémoire qui fut lu àl’audience du 28 juillet dernier, dans lequel sont les demandes demises en possession et investiture faites de la part de Sa dite Ma-jesté, il requérait que lecture en fut faite de nouveau; ce qui aété accordé, et ensuite il a déclaré, que conformément à ce que ledit mémoire contient, il insistait à demander la mise en possessionde cette Souveraineté de Neuchâtel et Valangin, des appartenances etdépendances, puisque son dit mémoire avait été lu le jour fatal des
1707
Procurations del'avocat Tribo-1 et, etc., pourMademoisellede Bourbon-Soissons,
Procuration deMM. Du Rocheret Vieux pourMad. de Mailly.
Procurationpour le marquisd’Alègre.
Commence-ment des pro-cédures.
Demande de lamise en posses-sion par l’avo-cat du roi dePrusse.