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Tome 5
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DK l’interrègne DE 1707.

267 LIVRE IL

procès et prétentions respectives d’entre M. le duc de Longueville d’une part,et le seigneur René de Nassau-Châlons d’autre part, faites et rendues à Dole,principalement le 20, 21, 22, 23 et 24 Octobre 1534, aussi bien que les Lettresde l’Empereur Charles-Quint, par où, à la réquisition des dits de Longueville,et du consentement du prince René, cette cause est évoquée de Dôle au GrandConseil de Malines; par où il consterait clairement de la demande faite au ditseigneur de Longueville par le dit prince René, du Comté de Neufchâtel et dé-pendances, comme usurpés sur la Maison de Châlons, dont l’entière successionlui appartenait. Mais comme la longueur des dites pièces étendrait par trop laprésente impression, et que d’ailleurs tout est compris sommairement et enabrégé dans les Lettres du dit Empereur Charles-Quint du 24 Mars 1540, ex-pédiées au sujet de l 'Enquête valétudinaire ou à futur que le prince René luiavait demandé de faire à Dole contre la Maison de Longueville, on a cru quel’on pouvait se restreindre à une telle Lettre, qui non seulement certifie de lademande que le prince René fit au duc de Longueville de son comté de Neuf-châtel; mais encore de la parfaite connaissance que l’Empereur avait d’unetelle demande, comme d’une chose faisant partie de la succession de Châlons,dont, autant qu’elle était de sa dépendance, il avait pleinement revêtu le ditprince René, en entière approbation du testament du prince Philibert deChâlons-Orange à cet égard. On ajoutera même ici que, par la dite Lettre,l’Empereur Charles-Quint approuve la demande que René de Nassau-Châlonsfait à la Maison de Longueville, mais de plus, et en conséquence de cela, ilapprouve la transmission que le dit René, par son testament, que nous rappor-terons ci-après, fait sous l’octroi bien authentique du dit Empereur, de sonaction sur le dit Comté de Neufchâtel, contre la Maison de Longueville, commeun bien dépendant de la dite succession de Châlons, dont il fait héritier uni-versel son cousin Guillaume de Nassau, surnommé le Belgique, et sa descen-dance, dont est sorti S. M. le Roi de Prusse. Ce qui assurément n’est pasd’une faible conséquence ou d’une médiocre preuve pour faire voir comment,de l’aveu du dit Empereur, le droit sur le dit Comté de Neufchâtel se trouvedévolu à Sa dite Majesté, puisqu’il ne paraît pas, dès l’investiture de Jean deChâlons en 1288, que toute sa descendance en ait repris aucune nouvelle, etqu’il a suffi que les Empereurs qui ont succédé à Rodolphe Ier n’ayent pointfait leurs oppositions, pour laisser aux descendants et héritiers de cette Maisonla dite investiture en son entier, sans autre formalité.

XIII. Octroi donné par TEmpereur Charles-Quint à René, Prince d'Orange,en date du 14 Mai 1544.

Testament du Prince René de Nassau-Châlons , fait à Richemont, en date du20 Juin 1544, et ouvert à Bruxelles le 26 jour du mois de Juillet dite année.

Il paraît clairement par le présent testament fait sous octroi de l’EmpereurCharles-Quint, que le prince René de Nassau, disposant de toute la successionde Châlons, où était comprise l’action sur Neufchâtel, comme se voit par lesLettres ci-dessus, en disposant, dis-je, en faveur de son cousin Guillaume deNassau, sous le même aveu du dit Empereur, sous lequel René l’avait reçuedu prince Philibert, son oncle; et le testament du dit René dans son ouvertureayant été accepté en tous ses points ; on ne peut pas disconvenir que ceux àqui il transmet la dite succession, n’y doivent entrer de plein droit; et que parconséquent cela ne regarde S. M. P., arrière petit-fils du dit Prince Guillaume,qui, après l’extinction des mâles dans la dite descendance, se trouve sorti de lafille aînée de Fréderic-IIenri, fils du dit Guillaume, Prince d’Orange.

XIV. Il y a ensuite quatre différents extraits de quatre Traités de paix faitsen divers temps, où les Princes de Nassau-Orange étant reconnus pour héritiers

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