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Supplément contenant quelques notes biographiques sur le pasteur Boyve et sa famille ainsi que la table analytique des matières renfermées dans les cinq volumes de l'ouvrage
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EXTRAIT DE LA PRÉFACE DE L’OUVRAGE INTITULÉ :Recherches sur l’indigénat helvétique de la principauté de Neuchâtel et

Vallangin, recueillies et mises en ordre par Jérôme-Emmanuel Boyve,

CONSEILLER D’ÉTAT ET CHANCELIER DE S. M. LE ROI DE PRUSSE EN CETTE

PRINCIPAUTE.

Les Annales de Neuchâtel et Vallangin, travaillées par mon grand-oncleJonas Boyve, mort en 1739 ministre à Fontaines, comprennent l’histoire laplus complète que nous ayons de ce pays. Elles dévoient être rendues publi-ques du vivant de l’auteur; mais l’étendue de l’ouvrage, qui est de trois grosvolumes in folio, et les frais de l’impression l’en rebutèrent. Cette histoireauroit besoin des attraits du style, et de diverses autres perfections qui luimanquent; mais elle ne cesse pas pour cela d’être très-précieuse, par lesétonnantes recherches diplomatiques de son auteur infatigable, qui pendant plusde 40 ans fouilla par tout l’État dans les dépôts publics et chez les particuliers,pour acquérir la connaissance de tous les actes et titres qui pouvoient servirà son travail. Mon père Jacques-François Boyve, maire de Bevaix, mort en1771, travailla à la fin de sa vie à la perfection de cet ouvrage, par unecopie de sa façon qu’il a eu la satisfaction de finir avant sa mort. Il en estrésulté assurément plusieurs bonnes corrections; n’y eût-il que les matières dejurisprudence et surtout de droit féodal, qu’il s’est entièrement appropriées,et qu’il a traitées dans le troisième volume en particulier, avec autant desolidité que d’érudition. Mais ni plus, ni moins, faudroit—il encore passer cetouvrage par quelque bon tamis, qui achevât d’en épurer le langage et d’enresserrer le style, et qui à l’égard des faits, ne retînt que la chaîne historique,en laissant couler toutes les particularités incohérentes, dont celles dignes demémoire forrneroient des notes, placées les unes au bas du texte, et les autresà la fin du volume; où l’on renverroit aussi les actes et autres pièces justifi-catives qui arrêtent trop le fil de la narration. De cette manière, cet ouvrageen lui-même si intéressant, deviendroit présentable au public; et il n’est pasdouteux, qu’il n’en résultât la plus grande utilité dans un pays comme celui-ci où l’ignorance et les ténèbres de l’histoire ont si souvent servi d’alimentà des difficultés qui en ont troublé le repos et le bonheur. Après tout, ce travailne seroit pas bien difficile, le principal est fait; il ne faudroit qu’un peu derésolution et de persévérance. Que ne suis-je à même d’y encourager parmon invitation et par mon secours tant de mes compatriotes qui seroient ca-pables de cette entreprise.

*) J’ai expliqué dans l’Avant-Propos, qui figure en tête de l’ouvrage, tes raisons quim’ ont engagé à publier le manuscrit des Annales, à peu près dans son intégrité primitive.

(Note de G. Petitpierre.)