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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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tout. La coupe damertume déborda, grâce à linsolence desFrançais et au traitement honteux infligé par eux à desenvoyés suisses. On résolut, en Avril 1512, de faire la guerre au roi de France en Italie, pénétrèrent 24,000 Confédérés.

Ces troupes étaient placées sous le commandement enchef du baron de Hohensax ; Bourkard dErlach conduisaitles Bernois. Les Vénitiens vinrent se joindre à larmée. LesSuisses marchèrent sans répit sur Milan, excités par le car-dinal Scliinner. Les Français, renvoyés dans leurs foyers oudispersés sur la péninsule, nétaient plus en nombre. JeanEffinger et Schinner entrèrent à Crémone à la tête de 1000Confédérés. Pavie fut prise dassaut. Une émeute contre lesFrançais éclata à Milan. En peu de temps, tout le duchéfut aux mains des Suisses. A la même époque, les troupesrestées au pays occupèrent Neuchâtel qui appartenait à unprince français, Louis dOrléans-Longueville. Les Confédérésrepassèrent les Alpes après cette expédition triomphante,laissant à Milan une garnison sous les ordres de Nâgeli. Lepape avait célébré en eux « les défenseurs de la liberté delEglise » et leur avait donné de magnifiques bannières. Celledestinée à la ville de Berne avait, sur un fond damassé,deux images brodées, qui ont été conservées et qui représen-taient ladoration du Christ par les Mages ; Bourkard d'Er-lach la portait lorsquil revint à Berne avec ses troupes.

A la fin de lannée, les Suisses rendirent le duché àj Maximilien Sforza, fils de Ludovic, qui leur versa une grossej indemnité et renonça en leur faveur à tous ses droits sur

| Locarno, Lugano et Domo dOssola. Lors de la rentrée so-

lennelle de Maximilien à Milan, le digne avoyer Jacques deWattenwyl représentait Berne en qualité de délégué. Lejeune duc ne régna pas longtemps. Il ne savait pas se fairedes amis ; les partisans de la France sagitèrent, les Fran-çais eux-mêmes se préparèrent à reprendre loffensive. A leur