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L’élection comme membre du Grand Conseil était lepremier pas dans la carrière politique. Cette assemblée nepouvait compter plus de 299, ni moins de 200 membres.Des élections complémentaires avaient lieu toutes les années,puis, plus tard, seulement lorsque le chiffre des députésétait inférieur à 200. Les traitements se payèrent en naturejusqu’en 1628; dès cette époque, on jugea à propos de lesacquitter en numéraire. L’avoyer reçut 1800 livres, les tré-soriers et les bannerets 1200, les membres du Petit Conseil800, et ainsi de suite, les fonctionnaires les moins rétribuéstouchant 200 livres.
Les relations avec les campagnes s’étaient modifiées depuisla guerre des paysans. Les délégations des Communes nefurent plus réunies. Tous les individus domiciliés sur terri-toire bernois devaient prêter le serment de fidélité et d’o-béissance. Les Etats du Pays de Yaud furent égalementfrappés dans leurs prérogatives. La noblesse vaudoise eutsurtout à se plaindre d’être reléguée à l’arrière-plan; il luifut même défendu d’accepter des places d’officiers dans desrégiments étrangers ; il est vrai qu’elle n’avait jamais té-moigné un dévouement excessif envers Berne.
Le territoire bernois ne s’accrut, durant cette période,que par l’achat de la seigneurie de- Brandis que venditJacques de Montmayeur, baron de Silens et gouverneur deMontmélian (1607) ; elle fut érigée en baillage.
Rappelons en terminant les noms de contemporains quise sont distingués dans les arts industriels et libéraux, dansles sciences, dans la guerre.
On connaît entre autres les peintres Dünz, père et fils,Joseph Werner, puis Albert Herbort, qui entreprit unvoyage dans l’Inde, l’architecte Joseph Plepp. André Morell,un grand numismate, fut directeur du cabinet royal desmonnaies à Paris; Antoine de Graffenried a été célèbre