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comme colonel, dans les armées de Louis XIII. Il retour-nait souvent à Berne, où il savait se rendre utile et où ilétait presque nécessaire. Elu dans le Grand et le Petit Con-seil, il dirigea l’occupation des frontières contre l’Empereur.On eut beaucoup de peine à lui permettre d’aller rejoindreson cher duc de Weimar. Celui-ci étant mort peu de tempsaprès, d’Erlach servit de nouveau la France, fut comman-dant de la place de Brissach, général de cavalerie, puislieutenant-général de l’armée française en Allemagne. Ilmourut à Brissach, en 1650. La noblesse de son cœur étaitsupérieure encore au mérite de ses actions.