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Histoire des troubles dans l'évêché de Bâle en 1740 : Pierre Péquignat / par A. Quiquerez membre de la Société jurasienne d'émulation et de plus de trente sociétés suisses et étrangères ; publiée par la Société jurassienne d'émulation
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furent repoussés. Ils sirritèrent, et, par le ministère de leursmaîtres-bourgeois Aubry et Froidevaux et du lieutenantClémence , ils firent de nouvelles représentations tout aussiinfructueuses. Alors les Montagnards sagitèrent, leurs vivesinstances furent traitées de séditieuses. La cour sen autorisapour faire arrêter les députés ou mandataires des Monta-gnards et les condamna aux galères, comme rebelles. Sep-tembre 1727. Le roi très chrétien, le libertin Louis XV,prêtait ses galères à son ami lévêque de Bâle. Celui-ciexpédia deux des condamnés vers Toulon, et déjà ils étaientà Besançon , lorsquils parvinrent à éviter le bagne. Deuxautres avaient eu leur peine commuée en une prison perpé-tuelle au château dAesch ou de Pfeffingen, et, la veille deleur transport, ils parvinrent à sévader des cachots dumanoir épiscopal de Porrentruy. 29 juillet 1728. Un pauvrecouvreur fut aussitôt accusé davoir favorisé cette évasion.Comme il se défendait avec énergie, on le mit à la torture,puis, à demi brisé, on lenferma dans un cachot il restajusquau 3 août, quon reconnut son innocence. (MémoireKeller, p. 2 & 3.)

Cette erreur judiciaire ne troubla point la cour; elle mitaussitôt ses sbires en campagne à la poursuite des fugitifs,quelle soupçonnait retirés aux Frànches-Montagnes. Elle ydépêcha le capitaine Rossé avec quelques soldats de la gar-nison du château, composée de Suisses et de gens du pays.On les cacha dans des voitures du prince pour quon ne lesvit point, mais leur expédition ne laissa pas que déchouer.25 août 1729. (Triponé, 46; Keller, 6; Archives.)

Les Montagnards ne se rebutèrent pas de tant de rigueurs,ils portèrent leurs réclamations devant le tribunal dempirede Wetzlar, et celui-ci leur donna un sauf-conduit pour lapoursuite du procès.

Cet appel inquiéta Jean-Conrad; il fit intervenir les Etalsdu pays réunis à Porrentruy au commencement de 1730. Deconcert avec eux, il envoya plusieurs députations à laMontagne, et parmi les députés on remarqua labbé de Rel-lelay et Choullat., maître-bourgeois à Porrentruv, qui furent