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o r e chiii sc les Terres Magellaniques , jusqu a la Rivière de la Platta , XXIV- Carte.

°° Le . , D . ,7 hauts toúiours couverts de Neiges , & qui semblent s’entretoucher. Sa

ferré entre des Montagnes & dts Roche f ^ ^ ^ , & ]a Lr presque sans fonds : mais en ce qui

largeur y est -àmen de deux , tr , ^^ucoup moins profonde . le Détroit s’elargit beaucoup & fournit quantitéest battu par la Mer du Nord , la M v erablir des Colonies oroores à faciliter la découverte des 1 erres voi-

de Ports , & de bonnes Rades . y 0 t & en î r2 ent a ùe castes du Chili & du Pérou. II y a le long des

fines , qu'on a sujet de croireauffi^ ié qu i pourroient faciliter l’entrée dans l’intérieur de «s Terres. La Rivière

Côtes Magellansques plusieure grades K-ivier * £ ^ ^ ^^àLaye au 49- Degré de Latitude Sud On prétend

de S<M Jtthan a on m ' Rivière qui traverse directement les Terres , & qui va tomber dans la Mer du Sud.

qu’au bout de ce Lnc 1 y a ^ e a. au flì fort commode pour faire des Descentes. Le Port des Lions qui fuit est fort

La Baye , ou Rto de les Cam ^ de H^dundo qui le couvre , le nom de la funta de Marco » parce qu ilspre-

ccnnu des Portugais : us ont o rcat ^ on des Terres dépendantes du Royaume de Portugal. Ils ont nommé les Côtestendoíent que à st la que nm « oarce que cette Mer ponctuée qui les arrose , est fans fonds en plusieurs endroits,suivantes Costa disierta , Co j{ a f? de Ba {f e g 5 0 u elle a un fond mêlé de Roches 6c de Pierres qui s’élevent vers la surface& presque par tout elle est p * . imDraticables. 11 y a pourtant quelques enfoncemens 6c des Bayes , dans lef-

de PEau , ce qui rend ces , r arave lles qui ne tirent que six ou sept Palmes d'Eau, ce font de petits Bâtimens dont

?e fervent^les Efpagnoîs les Habitans du Paraguay. Cest ici propremenc où l’Océan qu.tte le nom de Mer Magel-

lanique, pour reprendre celui de ^ord. ^ ^ord pat le Brezil & par les Terres

Le Paraguay . dont la Province de R de Chihau Sud par les Terres Magellaniques , & au Levant par la

des Amazones > au Couchant par > p P^ ^ré, Sc soumit routes les choses néceffai-

Mer Magellanique ou par celle du Nord. Ce Pais jouit a unmr P excellent. Les Rivières y sont en

res à la Vie. On y recueille quantité de Fruits , de BLed^ de U«on ^ ^ > Argent, & de Cuivre.

grand nombre. Des Mâsy ^ Vaches ) dc Brcb ,s , & autres Bestiaux ; des Ours , des Tigres . &c.

leôresthabhé par plusieurs Fe»p1«à srnnde^oreà . ^^'^gXía Riviérede la Platta , dont elle a pris

î" y l" s SíSToS^Tsp^ £1, 1 1, í«2 * G«o, s»£f.

qu’on trouve en la Rivière Rivière de la Platta. Cette Ville est la principale du Para-

BUCn t fe dë lîcout dkLe L tout le Pais. avec un Evêché Suffragant de la Flatta. On entre dans cetteguay , & le biege a f* a ~ u . J , murante lieues 8c il faut être fur íes gardes pour eviter les Rochers & les petitesRivière par une embouchure large de quarante lieues . est > fixante lieues dans les Terres , ou la Ri-

Isles dont elle est remplie jusqu Cette Colonie est abondante en toutes choses. Elle nest , comme les autres

viére est encore large d’env.ron dix lieues r ^^ërson S lsremph«dëFemmes que d> Hom mes . avec deux Châteaux

Rivìre 8 & enëiroë S Soldats de Garnison . le tout affef mal entretenu. Les Portugais ont un petit Fort à ljop-

posice de Buenos Ayres . de l'autre c&^de ^^^rectun- ^^P^J^XGommeëcëT Bucëos Ayaë^a'r Ï Ri!lion de la Province d’C Jraguaya , qu ih duPerou en Espagne. L’Air y est trèsiin , Sc toutes

viere de laflatta . & c est par^ a qu ^oudënee . dans un Terroir fertile & st rempli de Bétail que cela semble pro-

'LàLHL'ou un àval n'^ent^cu £.^S^s^

dt lu C <Sà d “s«íj"“î pfs d°q“’ri»1? 8 .'ÎS“'líi'->- >-, lllà S|»rii«Smo, «oi ellmcCo.

i Tnt ullhns P L- plus loin enco?e d'autres Colonies à droite & a gauche. a peu prés de meme force,

lomé d environ ce " c ® J j des autres pour la communication d’une Province a 1 autre jusques au Chili,

toutes a cent on qua«e-v.np lieues l^unes d« ^ ^ ^ ^ Potosi . On y va par Caravanes & toujours

& au Perou , ctc. ^Vag 11 ^ ^ se d> b d une Plaine de quatre cens lieues . toute couverte d une infinité

r^r^de to mais fans un seul Arbre . ni une seuleMaison , qu’à quatre-vingt, ou cent l.euës de

de Bestiaux 6c de Ctuens au g , Veaux ranr au’on en veut fur la Route, pour en manger seulement la Langue , ouBuenos Ayres. On tue des bœufs ct ^ ^ so "à Ghëëaëou en Chariot, iraînez pat des Bœufs stilez à cela , &

UB “e for/mrechëse Au to llt á’cntron deux cens lieues , le Chemin se partage & lesCaravanes se partagent auíli. Lesqui ne font autre choie. ™ p r st Port & ils v font Commerce des Marchandises d Rurope rappor-

tant de 1 0 " oucnos Ryres ^ Montagnes , qu’il faut traverser pat une espace de cent lieues fur des

Vuletë & toml Voyage 8 "ccompl ùord^^remenr en Inq mâs. Le Trajet des Mon tagnes est ordinairement remplijVulets ) oc tout ic v ^ s- rmnnfnr ceux au ils ocuvent attraper. La Ville de Potosi est grande a peu

d’Embuscadesid_Indiens’ s ^| d ^ imens ma g m fiques . & de très-grandes Richesses . quoi qu’à présent l’Argent després comme Harlem , rernp „hnndant au’autrefois. Elle est située au pied d’une Montagne tres-haute , 6c di-

Mines n’y íoit pas a la moiti P Minéraux on l’ont fait travailler continuellement deux mille Nègres. On travailleversifiée de mille couleurs de dlffere 9.^;" c ^’ s ans E^forte, & í’onpetd poids pour poids .autant d’Argent-Vif qu’onie Auneral qu on tire des Ou»b 1 ^^ . soit tourner une Machines gros Pilons de Fer servant à réduire le Minéral

gagne d Argent. 11 y a un u ordinairement on en pile dix mille Livres par jour. On étend cette Poudre paren Poudre menue comme Par n , Sc travailler avec l’Arsent-Vif & il y a des Places pour cinquante à soi-

Couches de cinq mille Livres c acra ,°p ^ ^ j ours ou trois Semaines avec une grande dextérité. Le Minéral est

Xante Couches , dont on t r o ne rendent aue cinauante Marcs d’Argent, mais d’autres fois il est si riche,

qu.- cinq mille Livres i 3 ^ Mines du Potosi font inondées, & les Machines y manquent pouc

COÛ d K tTaTÏ F« ïïn cepl‘ iLstSnë cherté extraordinaire . il coûte quatre-vingt Ecus le Cent pesant. Ceuxvuider les Eaux. Le P er slans ce rais 1 a , k fé ation des Métaux . n’ont pas réussi.

qui y ont voulu faire de 1 E 5 £ & à la Rivière de la Platta , on doit remarquer que les Vaisseaux qui vont

au reste . pour revenir a Buenos & a la Kmere & ^ ^ ^ ^rois Mois en chemin. Ils portent

d’Efpagne à Buenos Ayres parten or' Laine d’Òr & d’Argent, 6c toutes sortes de beaux Ouvrages d’Euro-

quantité de riches 6c belles ^ 6c la curiosité des Hommes , quantité de Toil.

pe . tant pour les Ameublemens '^epourla des Livres pour l’ufage des Eglises , 6c des Romans Ef.

les , de Dentelles , de Rubans , Q de la pi atta étendant le Retour des Caravanes du Perou 6c du Chili,

pagnols. Ils restent p us un j eur départ, avec une Charge de la valeur d’environ quinze Millions.

^ k Compagn!e°du Sud ont le Privilège de mener tous les Ans deux Navires à Buenos Ayres. chargez de

cinq ou six cens Nègres chacun , 6c de les y vendre a leur rroht.