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Côtes de la Nouvelle Angleterre & de la Nouvelle Erancc , XX Vil. Carte

méc Lang-Eyland. II y a Jans le Voisinage d’autres Colonies AnMoiscs an on annelle K, aw,//. ,, ' ; 93

Plantages a la mamere du Pais . où l’on fait Commerce de Pelleteries avec les Sauves Jasy ^ qudqUCS

La Nouvelle Angleterre qui fuit toujours le long des Côtes . íaifoit autrefois punie du Canada François File a en •viron 100 lieues de longueur fur 18 de largeur. Les Anglois s’en font emparez vers l’An T ,7 ti Ç , r ?nés Colonies , riches 6c bien peuplées , donc la principale est Boston ^ s ^ °s ir plusieurs bon-

grandeur , & en nombre d’Habitans toutes les Villes de T Amérique exceoté deux & mcme lurpasser en

sont tellement multtpl.ee à.ce. Colon» ^flí

quelles il y a cinquante «mile Hommes capab t s de porter les Armes. On fait le même Commerce & à’pS près tmême Culture qu aux C olon.es des Cotes précédents, & outre cela les Habirans s’occupent à la Pêche de la MerCoime ces Pais la font rres-femles . les Habuans font un Négoce considérable de Vivres qublsenvoyenraux îslÌ de ï' Améd'que fur leurs propres Vaisseaux pour ret.reHes commoditez defdites Isles : 8c outre cette branche^e leur Commerce k

en ont un tres g an cn Angleterie 6c en Hollande , ou ils envoyent des Flottes entières chargées de Tabac de Moruesde Pelleteries , 6c autres Denrees dont on a souvens narl/* & a^L j- ^ ^ . ac , ae ìviorues

les Pelleteries sur l’Arrirle dn P-irvarù i P. * oc dont on dira encore quelque chose, particulièrement pour

fes 1 elLteries fur f Article du Canada a la page suivante. Les Peuples originaires defdits Pais font Si-m-TTT

tres-mechans. 11s ont des Capitaines qui les mènent à la Guerre . & qui souvent pour un Verre de Brandevin'mennem

ippelloir au-

mais qui est enfin restée 8c cédée aux Anglois par'le dernier Traité deîa Paix’d 7 ( “i ' n"^,X V in 8 leterre ’

la Colonie capitale , 8c que les Anglois appellent aujourd’hui Annaplù. C’est un Paiï ferrai 2 s° rt ' R ° 3 ' al c l u ! ert dt .avec des Forets remplies de Mâts 8c d’autres Bois propres à la construaion 11 v a des Poèr! ° ra ‘T &en Le g um «.te des Vaisseaux , 8c deux grandes Bayes navigables l’une la Bave IWoïso Ji \ ï commodes pour la terrai.

pêche & on y lèche des Morues en quantité. °Les Sauvages y sonMeSbÍ à celx du C ^ O'-leuts. On yPelleteries contre des Marchandises d’Europc Touc ce au’onc nu faire Ire iuì/t • Canada > 6e y troquent leursblet à une vie réglée , n’a pas servi de beaucoup 9 P “ M,sl,0 ™ alr « convertir & les assem.

I/lsle de Tem-Neuve . don; on a dit quelque choie à la page 6. & qui a été â aux AnWois nar le Traité d’trtrecht, a trois cens lieues de circonférence. Elle est éloio-nót* HVnulmnt; - j a-T ■ î? P ar • ìraiteau-

Montagnes 6í de Bois impraticables , &c Us Terres iTy vaîent rien Du Candi» i* CS - r° rCS ^ A ”o^ rerre » remplie de,te est assez bonne & faine . mais par les deux tiers de Tisse du Chao^an « n Lp . a ° pipeau ^ouge îaCó-

dangereuse. Les Brouillards & les Courans font aussi fort à craindre\crs cette Isle 2 Plassance e^est^r^r'í ^^taie : c’étoit le Poste le plus avantageux & le plus utile que les François eulscnt dans tíutc l’ Vrné ique Ltemnonase'par rapport a 1 Asile qu y trouvoient leurs Vaisseaux du Canada ou des Isles Françoiíes de l’Amériquî II v aIL.it ordl'rairement éo Navires François par An pour la Pêche des Morues. On comprend quelquefois sous le nom de f emNeuve , toutes les Isles qu, font dans le Golfe de Saint Laurent, 8c que les Basques appellent de BacdLoFcdt à d e'des Morues . a cause de a grande quantité de ces Poissons qu’on y pêche. Cela est incroyable combsondê Na ons &de chacune combien ce Vaiíìeaux vont tous les Ans à la Pêche des Morues . 8c la prodigieuse quantité qui s’en The otdinairement, depuis Ic.Mois d Avril jufqu’à celui de Juillet. Cette Pêche íe fait avec des Hameçons ouï re sonêpas si-tot jettez en Mer . que ce Poisson goulu prend l’amorce , íe trouve pris à l’Hameçon . & est firé à’boïd du Na

V (T , p ! ss í U ï f ' T IUI ,T* 6 )a , téte ’ on vuide les tri P« . & on lève le gros de l’Arète. D’amres enfiVsalent le Fojsson , 8c le serrent, &c. c’est ce qu’on appelle Morue verte. Cette Pêche se fait pendant le joú cï lïnuit ce Poisson ne mord pas avec la meme avidité. Bile ne se fait pas aussi en toutes Saisons - elle commerce òrdmairement un peu avant 1 Eté , 8c fe continue quelquefois jufqu’à la sin de septembre ; en Hiver le Poisson fe retire au fondsde la haute Mer , ou les Otages 6e les Tourmentes n’onc point de force. Près des Terres-Neuves , il se fait une au-tre efpéce de Peche du meme Poisson qu’ils appellent Morue sèche , ou Merluche. elle fe fait autrement. Les Navirïs

posent à T Air & au Vent , le retournent de temps en temps , le mettent en pile , 6c le remettent à T Air diveríes fois,jusqiv’à ce qu’il soit sec. Four faire que ce Poisson soit bon „ il le faut secherlors qu'il fait un Air tempéré : les Brouil-lards le ramollissent , 6c le feroient pourir ; le grand Soleil le durcit 6c le fait jaunir.

En même temps que la Pêche des Morues fe fait, verte ou sèche , les Pêcheurs ont le plaisir de chasser aux Oiseaux,sans sortir de leurs Vaisseaux. Us les prennent à la Ligne comme le Poisson , en garnissant THameçon du Fo\e des Mo-rues ; ccs Oiseaux en font tellement avides qu’ils se jettent en foule . 6c s’entrebattent à qui le premier se prendra par lebec , celui-là pris , la Ligne 6c THameçon ne font pas si-tôt rejetiez , qu’il s’e prend un autre. Ces Oiseaux íont nom-mez Fauquers ou Happefoyes.

Entre la grande IsledeTerrc-Neuve 6cTAccadie , Ton voit Tisse du Cap-Breton, quï a près de 8o lieues de circuit, Scappartient à la France. 11 y a dans cette Isle un Golfe qu’on nomme TAbrador , au milieu duquel on trouve l’Isle Sainte Ma-rie ; ils'y fait une bonne Pêche de Morue dans la Saison. A TOrientdu Cap-Breton & de Terre-N cuve il y a plusieurs Bancs,entre lesquels íont les deux si connus fous le nom de grand 6c de petit Banc , & si fameux chez les Européens pour la grandequantité de Morues qu’on y pêche. Le grand Banc a près de 200 lieues du Midi au Septentrion . & depuis 20 jufqu’à 50d’Orient en Occident, lleíi* toujours couvert de vingt à trente brasses d’Eau , 6c même plus en quelques endroits ; 6chors ce Banc , la Mer a deux cens brasses de profondeur. Le petit Banc est à TOrient du grand , 6c peut avoir 80 lieuesde long 6c 15 de large. Ensin tous les endroits dont nous avons parlé dans cette description , sont baignez ou couverts dela Mer de Canada . On.donne ce nom à la Partie de la Mer du Nord , qui s'étend depuis les Isles Lucayes , les Barnui-des , les Azores , & lc grand 6c petit Banc , jusques aux Détroits de Hudfon , 6c de Davis qui font représentez dans laCarte suivante . qui est la dernière de cet Atlas.

Là Nouvelle France ou le Canada t dont on a dit quelque chose à la page 6. est borné au Nord par le Détroit Sc laBaye de Hudfon décrite dans la Carte qui fuit, à l’Est par la Terre-Neuve 6c par TAccadie > au Midi par les ColoniesAngloifes de la Nouvelle Angleterre , 6c à POccident par la Louisiane. C’est un Pais íort vaste , plein de Rivières &de Lacs. On dit que les Espagnols le découvrirent les premiers , 6e que n’y trouvant pas les Richesses qu’ilscherchoienr,ils Tabandonnérent, 6c lui donnèrent le nom de Cap di Nada , c’est à dire , le Cap de Rien , d’où par corruption on a íaicle mot de Canada , que les François ont changé en celui de Nouvelle France , lors qu’ils le découvrirent T An 1503. Legrand Fleuve de Saint Laurent le divise en deux. On n’en connoît point encore la Source . quoi que des VoyageursPayent remonté plus de huit cens lieues dans les Terres. Jean Veraíàn en prit possession pour ETançois Premier en 1525.Jaques-Cartier y établit des Colonies en 1534. qui augmentèrent jufqu’en 1562. mais on s’y établit sérieusement en 1604.6c Ton commença d’avancer dans les Terres vers la Partie Occidentale . qui peu à peu íe découvre fous le nom de laLouisiane dont nous avons dit quelque chose à la page 90 6c 91. L’on a publié tant de Relations du Canada qu’il est presqueinutile d’en parler , nous dirons pourtant ce qui s’y trouve le long de la Rivière de Saint Laurent qu’on a représentée furcette Carte. II y a le long des deux bords de cette Rivière quantité de Peuples différens , dont les principaux 6c les plusconnus font les Illinois, lesHurons, les Algonquins, les Iroquois, 6c les Etechemins. On voit aussi le long de cette Rivièredu côté du Nord la Contrée de Seguenai, qui est celle où les François ont leurs meilleures Colonies , qui font Quebec,Tadoussac , Silleri , Richelieu , Mont-Real , 6cc. Quebec est la principale Colonie des François en ce Païs-là ; elleest située en partie fur la Rivière de Canada , 6c en partie fur une Coline voisine. Celle-ci beaucoup plus considérable

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