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z TABLEAU DES RICHESSES
grand sens : Tanalyser, cest mettre sous les yeux d’un Père auguste, le tableau originaldu caractère , du génie, des talens, des jouissances, du bonheur de ses enfans.
On a comparé Athènes à la France : cette République agrandit son commerce parses victoires, 3 c fa puissance par son commerce ; ce n est donc pas fous ce point devue que les François ont des rapports avec les Athéniens.
La force, la puissance, la fortune de T Empire François, ne font point 1 ouvrage duhasard, ni les fruits de la conquête. Une- k gu? fuite d’opérations sagement combinées,a préparé de loin le spectacle majestueux de noî forces , de nos reílources, &: nous aconduits à Tétât florissant qui fait époque fous le règne de Votre Majesté.
Cet état, SIRE, est indépendant de Topinion &: des préjugés de nos voisins,des convenances arbitraires, de la mobilité des circonstances , de Tinaptitude d'un
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Ministère, des inconséquences d’un Cabinet, &: de la versatilité de la politique deTEurope. On Ta vu dans le siècle dernier : toutes les Puissances confédérées contre laFrance , n'ont pu la démembrer à T époque même de fa plus grande foiblesse. II estimpossible d’ébranler une Monarchie que la nature maintient, qui trouve dans elle-mêmeses forces &: le pouvoir de les employer , tous les moyens d’une grande opulence, 3 ctous les garants d’une durée perpétuelle.
En effet, il n’existe aucun Empire connu qui ait autant de forces naturelles que laFrance ; il n'est aucun Etat, où dans un si petit espace, il y ait une population auísinombreuse, autant de terres bien cultivées, autant de branches d'industrie, autant degrandes villes, 3 cc.
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La France , selon M. de Vauban , n* a d’étendue qu environ trente mille lieues carréesde ij au degré ; fa population est aujourd’hui de 14 millions dames au moins, oude 800 personnes par lieue carrée. Cette étendue renferme environ cent quarantemillions six cents soixante-quatre mille soixante 3 c quinze arpens. En retranchant de cenombre, vingt-deux millions six cents mille arpens pour les chemins, les rivières, lesétangs, les terres marécageuses, vaines 3 c vagues, les montagnes, les parcs, les jardins,les maisons ; il restera pour les terres labourables, les prés, les vignes, les forêts, centdix-huit millions soixante-quatre mille sept cents arpens. Ce domaine donne à chaqueindividu quatre arpens onze douzièmes, ou cinq arpens. En divisant la population parfamilles, composées, chacune, de six personnes, pères 3 c mères compris, on aura quatremillions de familles, 3 c la portion de chacune, fera de 2.9 arpens 3 c demi.
O n compte dans le Royaume 839 villes du premier, du second 3 c du troisièmeordre : ces villes renferment près de 400 mille maisons. Le nombre des. intendans ou