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Vive Israël que tu protèges.
Et t»i, sauvé des flots, si jamais, peuple Hébreu,
Four courir aux faux dieux que l'idolâtre encense.
Ton cœur oubliait le vrai Dieu,
Souviens-toi de ta délivrance !
La famine au Monarque enlevait ses sujets.
Notre père Joseph ramena l’abondance,
L'ingrat, oubliant ces bienfaits,
Nous enchaîna pour récompense.
Nous fuyions; Pharaon prend la flamme et le fer,S’élance sur son char, nous atteint sur la plage ,
Va nous culbuter dans la mer,
Quand la mer nous ouvre un passage.Chantons , fils de Jacob, célébrons l’Eterncl !
Sa droite, en ce grand jour, du sein des mers profondesNous arrache, ô fils d’Israël !
Et Pharaon meurt dans les ondes.
En vain le roi du Nil, an Dieu de l’Univers,
Prétendait enlever tout un peuple qu’il aime.
Les flots pour nous se sont ouverts,
Et se sont fermés sur lui-même.