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An fornl des monumens qu’enfanta leur orgueil.
De quel titre pompeux que leur siècle les nomme,Le plus grand n’est qu’un homme,
Et voit tous ses honneurs disparaître au cercueil.
Malheur au roi superbe environné d'esclaves,Et qui brise des lois les utiles entraves !
On l’encense, on l’adore, ainsi qu’un immortel.Mais au moindre revers, adieu la flatterie,L’encens, l’idolâtrie î
Le roi n’a plus de trône, et le Dieu plus d’autel.
Malheur au prince impie, et l’opprobre du trône,
Qui , du sommet altier des tours de Babylône,
Rêva dans son orgueil d'escalader les cieux;
Et qui, d’un Dieu tout bon, dans l’homme son ouvrage*Loin de chérir l’image ,
Crut, en la détruisant, monter au rang des dieux !
Il est aux yeux du sage une gloire plus belle.De cent peuples rivaux appaise la querelle ,
Que