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béj! la nuit fuit, et l’aurore’t)u haut de son char de vermeil,L’aurore , au monde qu’elle dore.Annonce le char du soleil.
Tout éblouissant de lumière,
Cet astre, loin de sa carrière,Chasse les astres de la nuit.
Le coq chante, l’oiseau s’e'veille',L’homme à leur voix prête l’oreille,'Ouvre l’œil, voit le jour qui luit.
Mais enfin le soleil succombeEt cache son disque éclatant;
Il disparaît, le voile tombe,
La nuit tend les bras et l’attend.
Ce n’est plus ce fils de la gloire,Qui, couronné par la victoire,Marche au milieu de ses guerriers ;C’est un tendre amant qui s’empresseA revoler vers sa maîtresseFour moissonner d’autres lauriers.