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LES ENFERS. ODE.
Est-ce nue illusion ? Est-ce un Dieu qui m’égareDescendrais-je vivant aux rives du Te'nare,
Aux enfers où Pluton dicte à son gré des lois?. ..Non, noh: jamais mortel, ayant sa dernière heure,Ne vit cette demeure,
Cet empire et ces bords qu'on ne Voit qu’une foi».
Voilà bien cependant la triple onde infernale,Où le hideux Caron , de sa barque fataleNocher impitoyable, à grands coups d’aviron,Repousse sans pitié le mortel qui succombe ,
Et qui , mourant sans tombe ,
Erre pendant ccnt ans aux bords de l’Achéron !
Je vois, je vois Cerbère, et sa gueule enflammée.Torrcns vomis par lui, noirs torrens de fumée,
Vous m'inoudez en vain, et me cachez scs fers.