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Ciel, 6 ciel! cette main glacée,Ce sein transpercé d’un poignard,Cette chevelure hérissée ;
Tout me dit que je viens 'trop tard.Ah! du moins à ces tris^s restesIl Faut, dans ces instans funestes,
Il faut, tendre un dernier devoir.Tout mort qu'il est, ô Dieu siiprême!Son front respire le blasphème,
Et son œil peint le désespoir
Mais* quel' est donc ce corps livide,Sans .chaleur et sans mouvement,
Ce corps qu'une main homicideTraîne il mes yeux au monument!Est-ce l’envie ou la misère,
Est-ce la haine ou la colèreDont le fer lui perqa le sein?
Helas ! une main ennemieNe l’a point privé de la vie,Lui-même il fut son assassin.