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Quels pompeux, quels nouveaux trophéesN’élève point dans nos citésL’ait des Amphions, des Orphées,
De ces demi-dieux si vantés.
Ah! si dans leur noble délire,
Au son du luth ou de la lyreOn ne voit pins danser les bois ;
On voit la douleur suspendue ,
Le cœur épris, et l’âine émueAux accens d’une douce voix.
O jeux de la Grèce polie !
Objet de ses soins les plus doux,
Jeux charmans, l’honneur de Thalie,Je ne soupire que pour vous;
J’abjure à jamais la fortune.
L’éclat des faisceaux m’importune.
Et mon cœur renonce aux amours.Eeaux-arts, muses enchanteresses,Vous êtes mes dieux , mes maîtresses,Et je vous consacre mes jours !