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Tandis qu’armés tous deux des traits de iâ satire ,Et Perse et Juvcnal, ces censeurs des Romains,
Dans leurs vers peu couians, se plaisaient à médireDe leurs contemporains.
Aussi bon moraliste, et bien moins mysantfope,Aux yeux du Dieu du goût qu’étonnent ses succès,Phèdre surpasse en vain le Phrygien Esope,
Il le cède au Français.
Elève d’Ennius et de Thalie organe,Précurseur de Molière, et non pas son égal,Quand Térence éclipsait Ménandre, Aristophane,Plaute était son rival.
Ovide, couronné de mortes et de roses,
Par ses brillans accords , a l’art de nous charmer;Soit qu’il suive les dieux dans leurs métamorphoses ,Ou chante l’art d’aimer.