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Voltaire, Nestor littéraire ,
Arrête la course du temps,
Et ce poète octogénaire
Voit son esprit dans son printemps»
Pareil il l’oiseau de la fable ,
Qui, par sa voix inimitable,Charme les mortels et les Dieux :
Et chez les morts prêta descendre.Au monde étonné fait entendreLes sons les plus mélodieux.
Ou tel quand le soleil s’abaisse,Et rentre sous scs pavillons ;
Et lorsqu’une vapeur épaisseS’étend et couvre les sillons.
En vain la nuit et les ténèbres,Déjà de leurs crêpes funèbres,Voilent les plaines d’alentour :
Cet astre qui fuit les campagnes -,Dore encor le haut des montagnes,Et brille au sbmmct d'une touf.