C 75 )
Mais Dieux ! quelle vapeur épaisseCharge le front de mon héros !
La mort voltige , elle s’abaisseEt couvre ses yeux de pavots.
Il n’est plus qu’une froide cendre jIl n’est plus, et je crois l’entendre ;
Je lis ses écrits enchanteurs:
Les rois passent, les guerriers meurentMais les écrivains seuls demeurent,
Et survivent dans leurs lecteurs.
Enfans! donnez-moi ces guirlandes,Que j’en couronne son tombeau.Rousseau mérite vos offrandes, 1Il veilla sur votre berceau.
Et toi, ma patrie, ô Genève!
Toi qu’enorgueillit ton élève ,
En lettres d’or , mets de ta main,
Au pied de son urne chérie :
Il est l’honneur de sa patrie,
Et fut l’ami du genre humain.